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    L'hépatite B est l'une des principales maladies humaines et pose un sérieux problème de santé publique à l'échelle mondiale. Depuis 1982, on peut l'éviter grâce à un vaccin sûr et efficace. On estime à 2 milliards le nombre de personnes infectées par le virus, dont plus de 350 millions deviennent des porteurs chroniques et peuvent transmettre le virus pendant des années.

    Les porteurs chroniques sont exposés à un risque élevé de décès par cirrhose du foie ou cancer du foiecancer du foie, maladies qui font environ un million de morts chaque année. Le vaccin contre l'hépatite B ne guérit pas les porteurs chroniques, mais il est efficace à 95% pour prévenir l'apparition d'un état de porteur chronique. C'est aussi le premier vaccin dont on dispose contre l'un des principaux cancers humains.

    En 1991, l'Organisation mondiale de la santéOrganisation mondiale de la santé a recommandé de vacciner tous les enfants contre l'hépatite B. Aujourd'hui, 116 pays ont ajouté ce vaccin à leur programme de vaccinationvaccination systématique. Pourtant, ceux qui en ont le plus besoin, les enfants des pays les plus pauvres, ne bénéficient pas de ce vaccin, dont le prix est excessif pour leur gouvernement. Heureusement, le vaccin contre l'hépatite B sera bientôt disponible dans ces pays avec l'aide de l'Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination (GAVI) et du Fonds mondial pour les vaccins de l'enfance.

    Qui est infecté par le virus de l'hépatite B ?

    Dans la plupart des pays en développement (en Afrique subsaharienne, dans une grande partie de l'Asie et dans le Pacifique), la majorité des personnes infectées par le virus l'ont été durant leur enfance. Les porteurs chroniques représentent 8% à 10% de la population. Dans ces régions, le cancer du foie causé par l'hépatite B figure parmi les trois premières causes de décès par cancer chez les hommes.

    On relève également des taux élevés dans l'AmazoneAmazone et dans le sud de l'Europe orientale et centrale. Au Moyen-Orient et dans le sous-continent indien, les porteurs chroniques représentent 5% environ de la population. L'infection est moins courante en Europe occidentale et en Amérique du Nord, où les porteurs chroniques représentent moins de 1% de la population.

    Les personnes infectées dans leur petite enfance sont celles qui ont le plus de risques de devenir des porteurs chroniques. Ainsi, 90% des enfants infectés avant l'âge d'un an, et 30% à 50% des enfants infectés entre un an et quatre ans vont développer une infection chronique. Le risque de décès par cirrhose et cancer du foie dus au virus de l'hépatite B est approximativement de 25% si l'infection a eu lieu pendant l'enfance.

    Comment se transmet le virus de l'hépatite B ?

    L'hépatite B est transmise par contact avec le sang ou les liquidesliquides biologiques d'une personne infectée, à l'image du virus de l'immuno-déficience humaine (VIHVIH), qui est responsable du SIDASIDA. Par contre, le virus de l'hépatite B est 50 à 100 fois plus infectieux que celui du SIDA. Les principales voies de transmission de l'infection sont :

    * La transmission de la mère à l'enfant à l'accouchementaccouchement ;
    * La transmission d'enfant à enfant ;
    * Les injections et les transfusionstransfusions à risques ;
    * Les contacts sexuels.

    Dans le monde, le virus se transmet le plus souvent de la mère à l'enfant, entre enfants d'une même famille et par la réutilisation de seringues et d'aiguilles non stérilisées. Dans beaucoup de pays en développement, la quasi totalité des enfants sont infectés par le virus.

    Dans beaucoup de pays industrialisés (par exemple en Europe occidentale et en Amérique du Nord), les schémas de transmission sont différents. La transmission de la mère à l'enfant et d'enfant à enfant comptait pour plus d'un tiers des infections chroniques avant que la vaccination contre l'hépatite B ne soit intégrée dans les programmes de vaccination des enfants. Dans cette partie du monde, la transmission survient surtout au début de l'âge adulte lors des rapports sexuels ou de la consommation de droguesdrogues injectables. En outre, le virus de l'hépatite B est le principal risque d'infection des personnels de santé, et la plupart d'entre eux se font vacciner.

    Le virus ne peut être transmis par l'eau ou les aliments contaminés, ni par simple contact sur les lieux de travail.