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Dossier - Les rejets de la centrale nucléaire du Blayais à la loupe
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La centrale du Blayais, appelée encore centrale de Braud-Saint-Louis est constituée de quatre tranches de 900 mégawatts. Elle est située en bordure de la Garonne et rejette ses eaux de refroidissement dans le fleuve. Cette centrale a beaucoup fait parler d'elle à l'occasion la grande tempête de décembre 1999.

  
DossiersLes rejets de la centrale nucléaire du Blayais à la loupe
 
  • La centrale

La centrale du Blayais, appelée encore centrale de Braud-Saint-Louis est constituée de quatre tranches de 900 mégawatts. Elle est située en bordure de la Garonne et rejette ses eaux de refroidissement dans le fleuve. Cette centrale a beaucoup fait parler d'elle à l'occasion la grande tempête de décembre 1999. D'une part en effet la centrale perdit sa connexion au réseau EDF et ne pouvant plus évacuer ainsi l'énergie produite elle devait être mise en arrêt d'urgence ; d'autre part la Garonne franchissant la digue de protection sous l'effet conjugué de la marée et du vent, une partie des installations étaient inondées, rendant délicat le contrôle de la centrale.

Ces événements sont rappelés ici de façon très schématique pour mémoire car ils n'ont aucun rapport avec le document dont il sera question ici.

  • La commission locale d'information

Il existe auprès de diverses centrales une commission locale d'information constituée à l'initiative des conseils généraux. Elle regroupe les représentants des diverses collectivités locales (département, communes) et des associations représentatives concernées. La CLI du blayais est présidée par Philippe Madrelle, président du conseil général de la Gironde. Le rôle de cette commission est de servir d'interlocuteur avec la direction de la centrale pour une meilleure information des populations et une meilleure prise en compte de ses demandes concernant la sécurité.

  • La CRIIRAD
La Commission de Recherche et d'Information Indépendante sur la Radioactivité est née à la suite de l'accident de Tchernobyl, en réaction contre la position officielle des autorités qui avaient tenté de faire croire à la population que le nuage radioactif s'était respectueusement arrêté à nos frontières. La CRIIRAD s'est taillé une réputation d'association très contestataire, n'hésitant pas à porter devant les tribunaux divers cas où elle a estimé que les positions des organismes officiels pouvaient constituer une mise en danger de la santé des personnes.

Cette association a donc subi les attaques du lobby nucléaire, mais elle réunit de telles compétences scientifiques et techniques que les résultats des mesures qu'elle publie et leur interprétation peuvent difficilement être mises en doute, même si la CRIIRAD adopte systématiquement une position maximaliste en ce qui concerne la sécurité nucléaire.