Michelin veut faire passer la proportion de matériaux pétrochimiques dans ses pneumatiques de 72 % aujourd’hui à 20 % en 2048. © Michelin

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Michelin veut mettre du bois dans ses pneus

ActualitéClassé sous :voiture , impression 3D , pneu Michelin

Le manufacturier français veut baisser la part des composants pétroliers dans la fabrication des pneumatiques en introduisant des élastomères issus du bois. Michelin promet un premier exemplaire à l'horizon 2020.

Il y a un peu plus d'un an, nous découvrions l'étonnant concept Michelin Vision, un pneumatique imprimé en 3D avec des matériaux biodégradables et qui pourrait être rechapé à volonté. En effet, aussi surprenant que cela puisse paraître, le manufacturier français veut aller vers des pneumatiques qui ne seraient plus remplacés mais « rechargés ».

Ce projet très ambitieux s'articule avec un autre qui l'est tout autant : avoir 80 % de contenus durables dans ses nouveaux pneus d'ici 2048, dont 30 % de matériaux recyclés, 50 % de matériaux biosourcés et 20 % de matériaux issus de l'industrie pétrochimique (voir les annonces Michelin lors du symposium Movin’On 2018). Selon les données Michelin, reprises par le site australien carsales.com.au, actuellement, cette proportion est respectivement de 2 %, 26 % et 72 %.

Des élastomères à partir de copeaux de bois

Pour parvenir à ce résultat, le manufacturier français compte notamment sur le bois. « Nous avons un projet avec des copeaux de bois. Nous allons utiliser les déchets de l'industrie du bois pour créer des élastomères qui entrent dans les pneus », a expliqué Cyrille Roget, directeur mondial de la communication scientifique et de l'innovation. Ces travaux de recherche sont menés notamment au Brésil où Michelin exploite des plantations durables.

L'objectif est de produire le premier pneu à base d'élastomères issus du bois dès 2020. « Les arbres poussent partout. Donc, vous redistribuez l'opportunité pour tout le monde d'avoir un approvisionnement local. Et ils sont renouvelables », souligne Cyrille Roget. Reste qu'il faudra sans doute encore patienter au minimum une décennie voire plus avant que des pneumatiques fabriqués par impression 3D à partir de composants biosourcés ne soient une réalité.

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