Avant même son lancement, Trump a été contraint de fermer l’accès à son réseau social Truth Social. Des internautes ont réussi à s’inscrire à son nom et ont publié une pluie d’insultes ainsi que le même tweet de mauvais goût « Pig Poop Balls » datant de 2011…

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Que fait-on lorsqu'on ne peut plus accéder aux réseaux sociaux ? On lance le sien ! Après avoir été banni de TwitterTwitter, Facebook et YouTube, Donald Trump a annoncé son propre site ce mercredi. Baptisé « Truth Social », il fait partie d'un nouveau groupe Trump Media & Technology Group (TMTG) créé pour combattre le « consortium de médias libéraux » et « résister face à la tyrannie des géants du Web ».

En quelques heures, des internautes, dont certains se réclamant du mouvementmouvement Anonymous, avaient déjà découvert l'adresse du site alors qu'il n'était pas encore officiellement lancé. Ils ont alors réussi à créer des comptes aux noms de l'ancien président américain et plusieurs autres personnalités comme Steve Bannon (son ancien conseiller), Mike Pence (son ancien vice-président), Ron Watkins (membre de QAnon) ou encore le P.-D.G. de Twitter Jack Dorsey.

Festival de trolls et problèmes de licence

Ces faux comptes ont ensuite été utilisés pour troller les personnalités et le site, entre insultes, théories complotistes et des images d’un cochon qui défèque sur ses testiculestesticules. Les administrateurs ont d'abord fermé la création de nouveaux comptes avant de devoir déconnecter la plateforme tout entière.

D'autres se sont immédiatement rendu compte que le site était une version modifiée de Mastodon, un logiciel librelogiciel libre. La licence AGPLv3 impose à toute personne qui l'utilise de partager leur code et d'afficher clairement la licence sur le site. Bien entendu, ceci n'a pas été fait avec Truth Social. Le créateur de Mastodon, Eugen Rochko, a indiqué au site Talking Points Memo qu'il compte se renseigner sur les recours juridiques possibles. Comme attendu, le site de Trump connaît des débuts houleux avant même son lancement...