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Les Awás, chasseurs-cueilleurs nomades de la forêt amazonienne

Dossier - Les peuples indigènes menacés
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Survival

Déforestation, modernisme, braconnage, maladies... Les menaces qui pèsent sur les tribus isolées sont nombreuses, qu’elles soient au Brésil, au Pérou ou aux îles Andaman. Dans ce dossier, l’organisation Survival raconte leurs contacts avec le « progrès ».

  
DossiersLes peuples indigènes menacés
 

Les Awás sont l'une des dernières tribus de chasseurs-cueilleurs nomades du Brésil. Ils vivent dans la région déjà saccagée de l'Amazonie orientale et sont aujourd'hui encerclés par de vastes entreprises agro-industrielles, des ranchs de bétail et des colonies de peuplement.

Jeune awá. © Survival

To'o, un Awá, explique comment la colonisation détruit leur terre et leur mode de vie : « si les Indiens awás sont forcés de quitter leur terre, ce sera très difficile. Nous ne pouvons pas vivre ailleurs : ici, il y a les fruits de la forêt et les animaux sauvages. Nous ne pourrions pas survivre sans la forêt, car nous ne savons pas vivre comme les Hommes blancs qui peuvent survivre dans des zones déboisées. Depuis des années, nous fuyons le long des cours d'eau avec les Blancs à nos trousses qui déboisent toute notre forêt. »

Les Awás démunis dans un territoire en peau de chagrin

Dans le temps, il y avait de nombreux singes hurleurs et des cerfs, mais aujourd'hui, il n'en reste presque plus car la forêt a été abattue. Les colons qui se sont installés leur rendent la vie difficile parce qu'eux aussi chassent le gibier. Ils sont acculés par les Blancs qui viennent de partout. La forêt est indispensable à leur survie, car ils y sont nés et ils savent comment y vivre ; sans la forêt, ils finiront par disparaître. Ils ne savent rien de l'agriculture ou du commerce.

Hommes awás chassant dans la forêt. © Fiona Watson, Survival

Jour après jour, à mesure que croît la population blanche autour de leur réserve, les maladies comme la malaria et la grippe se propagent.

Un Awá descendant la route construite par les bûcherons. © Uirà Garcia

Les Awas sont très inquiets, car leur espace vital se rétrécit de jour en jour comme une peau de chagrin. Ils ont de plus en plus de mal pour nourrir leurs enfants, les colons chassant avec des fusils tuent plus de gibier, qui commence à se raréfier.