Des « points chaudspoints chauds » de radioactivitéradioactivité jusqu'alors insoupçonnés, où la radioactivité dépasse largement la moyenne, ont été détectés dans la zone d'exclusion de Tchernboyl par des chercheurs de l'université de Bristol lors d'une campagne de cartographie par dronedrone en avril, selon un communiqué. Là, par exemple une usine de décontamination des sols désaffectée, en service après l'explosion, révèle à la BBC Tom Scott, qui a dirigé l'équipe de chercheurs. Ici, un arbrearbre isolé « cent fois plus radioactif que la normale » par rapport au rayonnement de fond mesuré au Royaume-Uni, déclare-t-il à ITV News.

Carte de la radioactivité de la forêt rousse entourant la centrale nucléaire de Tchernobyl établie lors d'une campagne de survol par drone en avril. © South West Nuclear Hub

Pendant dix jours, pour un total de 24 heures de vol, des drones équipés de LidarLidar ainsi que de spectromètresspectromètres à rayons gammarayons gamma, des instruments utilisés respectivement pour dresser la topographie du terrain et mesurer la radioactivité, ont quadrillé l'équivalent d'une zone de 15 km² au cœur de la zone d'exclusion (30 km à la ronde autour de la centrale). Ils ont survolé plusieurs sites contaminés, tels que le village abandonné de Buriakivika à 13 km à l'ouest de la centrale, qui se trouvait précisément sous le nuagenuage radioactif, et la forêt rousse entourant la centrale dans un rayon de 10 km.

Plus de trente ans après l'accident de Tchernobyl, toujours considéré à ce jour comme la pire catastrophe nucléaire de l'Histoire, la forêt rousse, dont le nom provient de la couleurcouleur des pins morts à cause des retombées radioactives, demeure l'un des endroits les plus contaminés de la planète.