Les Émirats arabes unis veulent envoyer une sonde sur un astéroïde entre Mars et Jupiter

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En février dernier, les Émirats arabes unis ont réussi à placer leur sonde Al-Amal (« Hope » en anglais) en orbite autour de Mars, une première pour un pays arabe. Chargée de surveiller le climat martien, elle illustre les ambitions du petit État du golfe en matière spatiale. Ce mardi 5 octobre, le pays a ainsi annoncé vouloir envoyer une sonde sur un astéroïde situé dans la ceinture d’astéroïdes entre Mars et Jupiter afin de recueillir les données sur sa composition. Les scientifiques estiment que ces morceaux rocheux pourraient contenir de précieuses informations sur l'origine de notre Système solaire.

Le projet vise un lancement en 2028 pour un atterrissage en 2033. La sonde spatiale devra d'abord passer au-dessus de Vénus puis de la Terre pour prendre suffisamment de vitesse afin d'atteindre un astéroïde à environ 560 millions de kilomètres de distance. Durant son voyage de cinq ans, la sonde étudiera sept autres astéroïdes et une fois l'astéroïde final atteint, elle y restera jusqu'à ce que ses batteries soient vides. Les discussions sont encore en cours quant au choix de l'astéroïde et des équipements de mesure qu'embarquera la sonde. « Nous sommes en mesure de réaliser cette mission grâce à l'expérience acquise avec Hope », explique à l'agence AP Sarah al-Amiri, présidente de l'Agence spatiale des Émirats arabes unis et ministre des Technologies. L'agence collaborera pour ce projet avec le laboratoire de physique atmosphérique et spatiale de l'université du Colorado.

Les ambitions spatiales des Émirats arabes unis sont de plus en plus grandes. Le pays prévoit également d'envoyer une mission vers la Lune en 2024 et s'est fixé pour objectif d’établir une colonie sur Mars d'ici un siècle. De plus en plus de pays se lancent dans l'aventure spatiale. L'Union africaine a ainsi créé une agence spatiale en 2017, dont le siège se trouve en Égypte et qui devrait être opérationnelle en 2023. L'Arabie saoudite a quant à elle déclaré qu'elle prévoyait d'investir 2,1 milliards de dollars dans son programme spatial d'ici 2030.

La sonde émiratie sera chargée d’étudier la composition de l’astéroïde. © ESA