La chasse aux exoplanètesexoplanètes, c'est normalement le travail des télescopestélescopes géants sophistiqués, tels que James-Webb, un engin de la NasaNasa qui sera déployé en 2022 et qui a coûté la bagatelle de 10 milliards de dollars. Un petit concurrent de 10 cm sur 30 cm vient pourtant de leur chiper la vedette en détectant sa première exoplanète. Ce n'était pourtant pas du tout la mission d'Asteria, un mini CubeSatCubeSat de démonstration d'à peine 10 kilogrammeskilogrammes lancé en août 2017. Ce dernier avait pour objectif d'améliorer les outils technologiques de pointage en visibilité directe - un paramètre essentiel pour la photométrie de précision, c'est-à-dire la mesure de la luminosité stellaire dans le temps.

Mais notre petit CubeSat avait, semble-t-il, de plus grandes ambitions. Durant sa mission, initialement prévue pour 90 jours (mais qui s'est finalement prolongée jusqu'en décembre 2019), il a réussi à cumuler de nombreuses observations astronomiques, dont la détection de l'exoplanète 55 Cancri e, pourtant située à 40 années-lumièreannées-lumière de la TerreTerre. Asteria a utilisé pour cela la méthode dite de transittransit, qui détecte la présence d'une exoplanète par l'ombre qu'elle porteporte sur son étoileétoile lorsqu'elle lui passe devant.

Un incroyable exploit pour un minisatellite disposant d'un télescope d'à peine six centimètres. « C'est la preuve que les CubeSat peuvent contribuer à l’astrophysique et l'astronomie », se félicite Mary Knapp, la responsable du projet Asteria à l'observatoire Haystack du MIT. Si ces minisatellites ne peuvent rivaliser avec les outils haut de gamme des grands télescopes, on pourrait les faire jouer « en équipe » pour observer des objets stellaires sur une longue période de temps, suggère Sara Seager, une autre chercheuse de l'équipe.