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De plus en plus d'étudiantes en troisièmes cycles scientifiques : tour d'horizon européen

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Les étudiants de l'enseignement scientifique et technique supérieur (troisième degré) sont de plus en plus nombreux, mais ce sont surtout des étudiantes. Sur douze Etats membres pour lesquels des statistiques sont disponibles en 1999/2000, celles-ci étaient majoritaires dans neuf d'entre-eux*.

Etudiants en pharmacie à Grenoble

Côté diplômes, la proportion masculin-féminin varie selon les pays et les disciplines. Par ailleurs, les femmes présentent la particularité socio-culturelle de terminer leurs études plus tard que leurs compagnons (25-29 ans).

La France compte le plus grand nombre de diplômées, en termes absolus (277 000 en 1998/99) alors que les hommes continuaient à se tailler la part du lion au Royaume-Uni (227 000). En 1999/2000, les Pays-Bas ont connu cinq fois plus de diplômés S&T que de diplômées, et l'Allemagne quatre fois plus.

Toutes disciplines confondues, c'est la Finlande qui compte la plus forte population ayant réussi obtenu un diplôme universitaire : 23% de ses citoyens de plus de 15 ans en 2001, contre une moyenne de 15% dans l'Union. Outre ce pays, la Suède, la Belgique et le Danemark coiffent également les 20%.

Au niveau travail, ce qu'on appelle largement les "professions scientifiques et techniques" progressent en Europe. Un homme sur quatre exerçait un métier de ce type en 2001 dans l'UE. Les femmes y étaient plus de 20% (moyenne de l'Union) en Finlande, aux Pays-Bas, en Suède, au Danemark et en Allemagne.

Si l'on considère le sous-ensemble "scientifiques, ingénieurs", les proportions changent et se masculinisent. En Allemagne et en France, on trouve quatre hommes pour une femme. En 2001, c'était au Royaume-Uni qu'un homme actif avait le plus de probabilité d'être scientifique ou ingénieur tandis que les femmes jouissaient de cette perspective en Finlande, en Irlande et en Belgique.

Ces "statistiques en bref", publiées par Eurostat, sont précieuses. Elles répondent au souci d'obtenir des chiffres tenant compte du genre - les seuls sur lesquels se fonder pour mener une politique d'égalité des chances.

*Les chiffres à cette date manquent pour la France, la Grèce et le Luxembourg

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