Téléconsultation : comment en bénéficier, quels médecins et pathologies sont concernés. © Rawf8, Fotolia

Santé

Téléconsultation remboursée : comment ça marche ?

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Depuis le 15 septembre 2018, les consultations à distance sont remboursées par l'Assurance maladie. Qui est concerné, quelles sont les conditions à remplir et comment obtenir un rendez-vous ?

Depuis le 15 septembre 2018, les téléconsultations peuvent être remboursées par l'Assurance maladie. Il s'agit d'une consultation par visioconférence (vidéo) entre un patient et un médecin qui pourra établir un diagnostic et éventuellement prescrire un traitement. Elle vise à faciliter l'accès aux soins, notamment dans les déserts médicaux, et à améliorer le suivi des patients.

Qui peut en bénéficier ?

Tous les patients sont concernés, dès lors que le médecin a donné son accord. Celui-ci est libre de considérer que l'état du patient nécessite un examen physique. Impossible, par exemple, de déterminer les causes d'une douleur abdominale ou de diagnostiquer une fracture sans palpation. Il faut aussi avoir vu son médecin dans les 12 mois précédant la téléconsultation. 

Quels sont les médecins concernés ?

La téléconsultation est ouverte aux médecins généralistes et aux spécialistes, qu'ils travaillent en hôpital, en cabinet ou en maison de santé. Seules sont exclues les pathologies cardiovasculaires qui impliquent obligatoirement l'examen du patient en présentiel. La téléconsultation s'inscrit dans le parcours de soins coordonnés, c'est-à-dire que le patient doit être orienté initialement par son médecin traitant quand celui-ci ne réalise pas la téléconsultation. Il est quand même possible de se faire rembourser hors parcours de soins si son médecin habituel est absent.

Comment cela se passe ?

La téléconsultation s'effectue à domicile, ou via des cabines équipées (dans les maisons de santé ou les Ehpad, par exemple). Elle se déroule uniquement sur rendez-vous : ce n'est pas un service d'urgence ! Le médecin communique au patient un lien l'invitant à se connecter sur un site ou une application sécurisée par l'intermédiaire d'un ordinateur, d'une tablette ou d'un smartphone équipé d'une webcam. Le praticien peut éventuellement demander au patient de montrer des parties de son corps via la caméra, comme une plaie ou un bouton. À l'issue de la consultation, le médecin pourra prescrire une ordonnance si besoin, transmise par voie postale ou directement à la pharmacie par voie électronique.

Combien ça coûte ?

La téléconsultation est remboursée à 70 % par l'Assurance maladie sur la même base qu'une consultation classique, soit 25 euros pour les généralistes et 30 euros pour les spécialistes. Le règlement peut s'effectuer par carte bancaire, chèque ou virement. Étant donné que la carte vitale ne peut être lue à distance lors de la téléconsultation, le médecin édite une feuille de soins qu'il transmet à l'Assurance maladie. Les 30 % de reste à charge pourront alors être remboursés par une complémentaire santé. 

Mes données sont-elles sécurisées ?

S'agissant de données santé confidentielles, la sécurité des transmissions est bien entendu un enjeu majeur de la téléconsultation. Le médecin doit donc impérativement être équipé de matériels et logiciels informatiques spécifiques, permettant la sécurité des données médicales échangées. Un certain flou subsiste cependant sur l'utilisation de logiciels grand public comme Skype ou FaceTime, que l'Assurance maladie considère « suffisamment sécurisés pour l'échange vidéo avec le patient lorsqu'il est connu, mais pas pour les échanges de documents médicaux (photos, examens, etc.) ». Ils sont donc « déconseillés » mais pas interdits.

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