Cela vous intéressera aussi

Un enfant sur 100.000 serait concerné par le syndrome de Joubert. Il s'agit d'une affection génétiquegénétique très rare. Il est caractérisé par une malformation congénitale du tronc cérébraltronc cérébral et un développement insuffisant du cerveletcervelet, la partie du cerveaucerveau qui commande notamment la fonction motrice.

Les atteintes sont variables selon les cas, mais les petits patients souffrent fréquemment d'un retard au niveau du développement moteur. Hypotoniques, ils peuvent aussi présenter des troubles du rythme respiratoire et/ou un nystagmus (autrement dit une oscillation involontaire et rapide des yeuxyeux). Plus tard, des troubles de l'équilibre (ataxieataxie) sont susceptibles de compléter le tableau.

Diagnostic et IRM

Le diagnosticdiagnostic est posé à partir de signes cliniques. Il est confirmé via l'imagerie par résonancerésonance magnétique (IRMIRM), qui révèle en particulier la présence de ce que les spécialistes appellent le « signe de la molairemolaire ». En coupe axialeaxiale, il apparaît sur les clichés du cerveau, la forme d'une dent (comme une molaire, avec ses racines).

Visible sur l’IRM, une molaire dans le cerveau : c'est le signe du syndrome de Joubert. © Ann Indian Acad Neuro
 
Visible sur l’IRM, une molaire dans le cerveau : c'est le signe du syndrome de Joubert. © Ann Indian Acad Neuro

Syndrome de Joubert : pronostic et traitements

La prise en charge est pluridisciplinaire. Elle est fonction des troubles observés et repose sur différentes approches symptomatiques.

Le pronosticpronostic est également lié à la gravitégravité des atteintes et à la survenue d'éventuelles complications respiratoires, rénales et/ou hépatiques. Les plus sévèrement touchés sont généralement admis dans des centres spécialisés.

Sources : 

  • www.orpha.net ;
  • Cahiers de la puéricultrice, vol. 46, n° 228 - juin-juillet 2009, p. 36 ;
  • La Lettre du Neurologue, vol. VIII, n° 5, mai 2004.