Un frein de langue restrictif est une gêne pour le nouveau-né, empêchant la langue de se mouvoir correctement. © JenkoAtaman, Adobe Stock
Santé

Frein de langue restrictif : qu'est-ce que c'est ?

DéfinitionClassé sous :Bébé , médecine , Corps humain

Lors de l'embryogenèse (développement de l'embryon en tout début de grossesse), certaines cellules vont se multiplier et créer différents tissus, d'autres vont disparaître. C'est le cas des cellules se situant entre les doigts humains : les embryons ont les mains palmées jusqu'à disparition de la membrane entre les doigts, qui s'individualisent. 

C'est également le cas de la petite membrane sous la langue, qui se forme puis disparaît chez la plupart des bébés. La langue va alors pouvoir se mouvoir, permettant une bonne formation de la cavité buccale, une désensibilisation de la bouche, une bonne déglutition, etc. 

On parle de frein de langue restrictif lorsque la membrane reste sous la langue et empêche celle-ci de bouger correctement. La restriction de la langue gêne son fonctionnement normal, et c'est donc l'étude de la fonction de la langue qui va déterminer si le frein pose problème ou non, plus que l'anatomie, parfois trompeuse.

Quels sont les différents types de freins ? 

Il existe différentes sortes anatomiques de freins de langue, répartis en quatre types : 

  • type 1 : la membrane s'accroche à la pointe de la langue, le frein est très visible, la langue est en cœur ;
  • type 2 : elle s'insère un peu en arrière de la pointe de la langue mais toujours dans la partie antérieure ;
  • type 3 : la membrane est peu visible et s'insère en arrière de la langue, près de la base ;
  • type 4 : le frein n'est pas visible au repos, il est sous-muqueux, et s'insère à la base de la langue. Il ne se voit pas sans examen plus poussé, mais il peut entraîner tout de même une restriction des mouvements de la langue. 

Les freins de type 1 et 2 sont facilement identifiables et peuvent être coupés au sein des maternités. Parfois, ils sont coupés de manière incomplète, car ils ont également une partie postérieure qui peut passer inaperçu.

Ceux des types 3 et 4, dits postérieurs, nécessitent l'avis d'un spécialiste formé spécifiquement à cette pathologie. Ils seront alors dépistés par des examens minutieux de la langue, un interrogatoire poussé, et pour les bébés, des tests de succion.

Il existe également des freins de lèvres et de joues, souvent associés aux freins de langue.

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