L'infection au variant britannique se traduit-elle par une charge virale plus élevée ?

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Comme nous le savons, depuis le 14 décembre, un nouveau variant du SARS-CoV-2, nommé VUI-202012/01, est surveillé de près par les autorités sanitaires. Pourtant, on ne sait pas encore si des effets décelables cliniquement seront causés par cette mutation. Néanmoins, étant donné la vitesse à laquelle il s'est répandu dans le sud de la Grande-Bretagne, les premières hypothèses penchent pour une contagiosité plus élevée. Une mise à jour des premières analyses, qui ne sont pas encore publiées dans la littérature scientifique, suggère que l'infection à ce variant se traduirait par une charge virale plus élevée et une infection moins symptomatique. Pour autant, des facteurs de confusion subsistent pour pouvoir tirer des conclusions péremptoires.

En effet, les auteurs restent extrêmement prudents dans leur rapport en précisant que d'autres facteurs pourraient expliquer la charge virale plus élevée chez les individus infectés par ce variant, notamment le caractère récent de la contamination (on sait que la charge virale est plus élevée au début de l'infection), ou la circulation démographique particulière du variant chez des populations sujettes à avoir des charges virales plus élevées que la norme connue jusqu'à présent. Par conséquent, en l'absence de données démographiques concernant les individus infectés, les scientifiques sont incapables de valider ou d'infirmer leur hypothèse sur la charge virale et donc la connexion mécaniste logique avec la contagiosité. 

Des corrélations ont été observées entre charge virale et diminution des symptômes chez les infectés à ce nouveau variant mais trop de facteurs de confusions subsistaient encore pour pouvoir tirer des conclusions péremptoires. © A, Adobe Stock