En étudiant par quels mécanismes le veninvenin de la méduse-boîte, la méduse la plus dangereuse du monde, détruit les cellules et cause une douleurdouleur insoutenable chez ses victimes, des chercheurs de l'université de Sydney ont identifié une voie d'action du venin et un antidoteantidote potentiel : un médicament anti-cholestérol déjà existant sur le marché. Les piqûres de la cuboméduse d'Australie (Chironex fleckeri), dont les soixante tentacules peuvent atteindre trois mètres de long, provoquent une nécrose cutanée et, en dose suffisante, un arrêt cardiaquearrêt cardiaque en quelques minutes.

Des chercheurs de l'université de Sydney ont identifié un antidote au venin de la méduse la plus venimeuse du monde, Chironex fleckeri. © The University of Sydney

À l'aide des ciseaux génétiquesgénétiques CRISPR-Cas9, les chercheurs ont éteint un gènegène différent dans des millions de cellules humaines, avant de les exposer au venin mortel prélevé sur une méduse-boîte. Certaines cellules modifiées ont survécu jusqu'à deux semaines, alors que les cellules normales périssent en cinq minutes, révèle un des chercheurs dans The Conversation. Les chercheurs sont ainsi parvenus à identifier des gènes nécessaires au venin pour agir et ont réalisé qu'ils étaient impliqués dans la fabrication du cholestérolcholestérol.

Un médicament anti-cholestérol accessible testé comme antidote sur des cellules humaines in vitro, puis sur des souris vivantes, a réussi à stopper la destruction des tissus, la douleur associée et l'apparition de cicatricescicatrices, mais « nous ne savons pas encore s'il empêchera une crise cardiaquecrise cardiaque », déclare dans un communiqué Greg Nelly, coauteur de la publication parue dans le journal Nature Communications. L'antidote doit être appliqué dans le quart d'heure suivant la piqûre. Les chercheurs envisagent d'en faire un spray ou une crème topique.