Santé

Octobre rose : contre le cancer du sein, le dépistage sera renforcé

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À l'occasion d'Octobre rose, période de mobilisation contre le cancer du sein, la ministre de la santé a annoncé un dépistage organisé, qui concernera aussi les femmes de moins de 50 ans présentant des facteurs de risque.

Le dépistage du cancer a démontré son efficacité. Pour 1.000 femmes dépistées, 7 cas sont diagnostiqués. © Phovoir

Jusqu'ici recommandé aux Françaises âgées de 50 ans à 74 ans, « le dépistage organisé devrait être proposé à toutes les femmes présentant un risque aggravé de développer un cancer du sein », a précisé Marisol Touraine, ministre de la santé. Cette annonce a été faite à l'occasion du lancement d'Octobre rose 2014, la campagne annuelle en faveur du diagnostic précoce.

En dix ans, 22 millions de Françaises ont effectué une mammographie de contrôle dans le cadre du dépistage organisé. Et sur la même période (2004-2014), ce dispositif a permis de diagnostiquer 150.000 cancers. « Jusqu'à présent, seules les femmes de 50 à 74 ans bénéficiaient d'un suivi organisé. En suivant les objectifs du Plan cancer 2014-2019, nous allons désormais intégrer toutes les personnes dans un programme de dépistage adapté à leur niveau de risque », a confirmé Marisol Touraine.

En effet le cancer du sein touche à 80 % des femmes âgées de plus de 50 ans. Mais de nombreuses Françaises plus jeunes avec des antécédents familiaux ou une forte prédisposition génétique devraient pouvoir bénéficier d'un dépistage. Ces facteurs augmentent le risque de développer un cancer du sein.

Le cadre du dépistage organisé est plus rigoureux que le dépistage individuel. © NIH, Wikimedia Commons, DP

Le dépistage du cancer du sein a réduit le taux de mortalité

Le cancer du sein était à l'origine de 48.000 cas en 2012, dont 11.886 mortels. La même année, « 16.000 femmes ont appris leur maladie grâce au dépistage organisé », souligne l'Institut national contre le Cancer (INCa). En anticipant le diagnostic et donc la prise en charge, ce dispositif permet « des traitements moins longs, moins douloureux, moins mutilants et une amélioration du pronostic vital ». Couplé aux progrès des thérapies, l'impact du dépistage organisé « aurait réduit de 15 % à 21 % le taux de mortalité par cancer du sein entre 2005 et 2012 ».

Comparé au dépistage individuel, le cadre du dépistage organisé est plus rigoureux. « Les résultats plus fiables, précise l'INCa. Ce dispositif impose une double-lecture des clichés de mammographie réalisée par un radiologue spécifiquement formé au programme de dépistage. » Et « les appareils agréés pour la mammographie sont vérifiés tous les six mois afin de s'assurer de la qualité des clichés et de la dose des rayons émis ». Enfin, des examens de contrôle - totalement remboursés par l'Assurance-maladie - sont imposés tous les deux ans. Pour être orientée, n'hésitez donc pas à en parler à votre médecin traitant.

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