Pour les femmes trentenaires, l’échographie mammaire se révèlerait bien plus efficace que la mammographie pour détecter les tumeurs du sein, qu’elles soient bénignes ou malignes. Cela faisait une dizaine d’années qu’aucune recherche de ce genre n’avait été publiée…
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Chez les femmes de moins de 40 ans, les échographies mammaires seraient un outil de détection de cancer du sein plus efficace que les mammographies, selon une étude américaine publiée le 22 octobre dans la revue American Journal of Roentgenology.

« L'imagerie joue un rôle important dans l'évaluation des grosseurs mammaires », a expliqué Constance Lehman, directrice de la radiologieradiologie de la Seattle Cancer Care Alliance, et directrice de l'étude. La plupart des tumeurs n'étant pas forcément cancéreuses, elle précise que « les échographies et les mammographies nous aident à différencier les femmes qui ont besoin d'une biopsiebiopsie de celles qui peuvent être rassurées sur le caractère bénin de leur grosseur ».

La mammographie est une technique de radiographie qui vise à détecter les tumeurs. Elle serait moins fiable pour les femmes trentenaires que l'échographie mammaire, qui utilise des ondes sonores au lieu de rayons X. © <em>National Cancer Institute</em>, Wikipédia, DP

La mammographie est une technique de radiographie qui vise à détecter les tumeurs. Elle serait moins fiable pour les femmes trentenaires que l'échographie mammaire, qui utilise des ondes sonores au lieu de rayons X. © National Cancer Institute, Wikipédia, DP

Échographie : 22, mammographie : 14

L'étude a montré que, sur 1.208 cas de femmes âgées de 30 à 39 ans, les échographies permettaient un meilleur dépistage des cancers que les mammographies. Les échographies ont permis de détecter 22 cancers contre 14 par mammographiemammographie

Constance Lehman ajoute que cette étude est la première à paraître, depuis une décennie, comparant l'utilisation de la mammographie et de l'échographieéchographie chez les trentenaires.

Au printemps dernier, des chercheurs avaient montré qu'on pouvait améliorer les mammographies annuelles en recourant en plus à des IRMIRM et des échographies. Cette étude est parue dans l'édition du 4 avril du Journal of the American Medical Association.