Santé

Journée du don d’organes : il faut en parler !

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« Don d'organes. Pour sauver des vies, il faut l'avoir dit. ». Ce slogan de l'Agence de la biomédecine rappelle autour de la 10e Journée de réflexion sur le don d'organes, le 22 juin, qu'il est important d'en parler à ses proches.

La Journée du don d'organes est une bonne opportunité d'en parler avec vos proches. © Agence de la biomédecine

La greffe permet de sauver des vies lorsqu'aucun autre traitement ne peut guérir les malades. Elle peut concerner tout le monde : des enfants dont les reins ne fonctionnent pas bien ou des adultes dont le cœur est défaillant. Personne n'est à l'abri d'un besoin d'organe... mais tout le monde peut être donneur. Il faut simplement en informer ses proches. La Journée du don d’organes fêtée chaque année depuis 10 ans donne une opportunité de délier les langues et de faire savoir son choix.

En effet, dans 90% des cas, le donneur est décédé. C'est alors à la famille de prendre une décision : la mort de mon proche sauvera-t-elle d'autres vies ? Dans cette situation particulièrement douloureuse, il est préférable d'en avoir déjà parlé pour que les proches ne soient pas pris au dépourvu. Car même en cas de possession d'une carte de donneur d'organes, le dernier mot sera donné par la famille : la carte n'a pas de valeur légale.

Toutefois, la loi française applique le consentement présumé : si les proches n'ont pas été informés, le défunt est considéré comme donneur. Sachez que si vous êtes contre, vous pouvez vous inscrire au registre national des refus. Les médecins vérifient toujours l'admission de la personne dans le fichier et stoppent immédiatement les démarches de prélèvement si tel est le cas.

En France, le non-prélèvement d'organes pour cause de refus atteint 32%. Dans 4 cas sur 10, c'est l'application de la volonté du défunt, qui en avait fait part au cours de sa vie. Mais dans 6 cas sur 10, le refus vient des proches, souvent parce qu'ils ne connaissent pas sa décision.

Le guide du don d'organes permet de mieux comprendre pour mieux réfléchir à son choix. Cliquez pour le consulter ! © Agence de la biomédecine

1 donneur : 4 vies sauvées

En général, les donneurs sont décédés à l'hôpital des causes d'un accident vasculaire cérébral, d'un traumatisme crânien ou parfois d'un arrêt cardiaque. Le corps est maintenu en état de vie artificiellement afin de préserver les organes jusqu'à leur prélèvement. Un même donneur peut en moyenne sauver la vie de 4 personnes, car un maximum d'organes est prélevé. Le corps est bien évidemment rendu à la famille après l'opération.

Dans le cas de don d'organe de son vivant (don du rein le plus souvent), le donneur doit être de la famille du receveur, ou vivre avec lui depuis plus de deux ans. Ces lois sont appliquées pour éviter toute dérive potentielle (trafic d'organe).

En ce qui concerne les receveurs, ils doivent être inscrits sur la liste nationale d’attente, gérée par l'Agence de la biomédecine. L'attente est souvent longue, de plusieurs mois à plusieurs années, ce qui peut d'avérer trop tard. Ainsi, en 2009, sur les 14.400 personnes en attente de greffe, seules 4.580 ont reçu un organe et 250 personnes sont décédées faute de greffe. Les receveurs sont bien sûr les cas les plus urgents mais il faut aussi que la compatibilité soit avérée.

Les résultats post-greffe sont de plus en plus encourageants. Outre la prise de médicaments anti-rejet, les personnes greffées peuvent reprendre une vie normale : avoir un travail, des enfants, sortir, s'amuser. En France, environ 40.000 personnes seraient porteuses d'un organe greffé.

Au final : si vous êtes pour ou contre, faites-le savoir. N'hésitez pas à en parler à vos proches, des vies seront peut-être sauvées !

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