Santé

Activité cérébrale et violence : les chercheurs progressent

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Les travaux récents d'une équipe de l'Université de Californie à Los Angeles, utilisant la TEP (Tomographie par Emission de Positons), suggèrent qu'un dysfonctionnement du cortex préfrontal, région responsable de l'évaluation de l'opportunité des actes, caractérise principalement des meurtriers agissant par impulsion et non avec préméditation.

Néanmoins, les chercheurs veulent éviter de brosser un tableau trop simpliste, des clichés d'IRM (Imagerie par Résonance Magnétique) indiquant en effet que les régions profondes du cerveau seraient particulièrement actives chez des meurtriers impulsifs. D'autres travaux ont révélé que les actes de violence sont également liés à des déficiences du corpus callosum, une structure reliant les deux hémisphères cérébrales et permettant à l'hémisphère gauche de "raisonner" l'hémisphère droit, plus émotif.

La différence entre le nombre de femmes et le nombre d'hommes ayant commis des actes de violence est tel que ledit "effet testostérone" reste cependant un facteur significatif dans l'analyse du déclenchement des impulsions. En outre, des études menées sur la sérotonine, un neurotransmetteur stimulé par des médicaments comme le Prozac, indiquent qu'un déséquilibre à ce niveau peut également entraîner des comportements violents.

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