Expert Planète

Paul Bertner

Photographe du monde animal des forêts tropicales

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La nature a souvent été assimilée à l'art et à sa destruction, à la combustion d'un chef-d'œuvre. L'ignorance exige de l'éducation et de l'apathie, de l'action. Un media unique comme Futura fournit une plateforme pour du contenu scientifique d'exception, et en tant que biologiste et éducateur, un fabuleux espace de transmission pour tous et les générations futures, afin de découvrir la majesté de la nature et oeuvrer pour un avenir plus vert.
Paul Bertner, Photographe du monde animal des forêts tropicales

Biographie

Depuis la recherche de têtards dans les fossés en bordure de la route, à la traversée des rivières dans la forêt tropicale, ou à la découverte de nouvelles espèces à l'âge adulte, ma vie s'est avérée préétablie, une conséquence naturelle de l'exubérance des jeunes.

Les années d'adolescence ont marqué un changement introspectif, alors que je passais de la pratique du plein air à la construction de vivariums luxuriants (mais qui fuyaient, ce sont répandus dans la chambre de ma mère, provoquant des larmes et tirage d'oreilles.) Ma perspicacité s'est développée à travers la sagesse des petites tristesses, qui est devenue maintenant, une nostalgie teintée de rose.

Mais avec les années, les cicatrices des douleurs les plus profondes sont apparues, avec la découverte d'une croissance exubérante devenue maligne. Un cancer testiculaire de stade IV entraînant des nuits nauséeuses, des larmes perlées sur le fil des jours qui devinrent interminables et apathiques. Traitement, rémission et nouvel espoir ? Presque ... mais une nouvelle hanche à 29 ans et un remplacement d'épaule à suivre. J'avais battu le cancer, mais j'ai appris à lire l'ABC de la vie et c'était une leçon cruelle, puis ensuite Chikungunya, Dengue, Lyme, LeishmanioseSalmonella, Typhus - le fardeau des années, construit sur des saisons de souffrance.

Ma vie maintenant, en tant que personne qui a connu des salles d'hôpital sans espoir, des souffrances... m'offre la beauté du monde au travers de la protection exquise des moustiquaires. Je ressens un lien de parenté avec le cafard, un survivant résilient et mendiant qui se prélasse dans la majesté de la nature. 

Donner un aperçu de ce monde par le trou de la serrure, c'est partager l'histoire de ma vie, mes plaies, et mes souffrances sont imprimées sur chaque pixel de chacune des photos prises.

Métier

La photographie, en ce qui concerne la faune, occupe un créneau très intéressant car elle chevauche le rapprochement entre l'art et la science. Elle témoigne de l'enrichissement de ces deux disciplines par l'intégration d'esthétisme, du détail, de la précision et du récit dépeint à travers l'objectif ou élaboré à travers la narration ou présenté à travers une légende ou un article. 

La photographie animalière à bien des égards est devenue une sorte de rejeton de l'écologie de l'ingénierie et des comportements, car elle permet l'expérimentation de nouvelles techniques : obturateurs à grande vitesse, piégeage par caméra, lumière ultraviolette, timelapse, etc ... offrant ainsi un aperçu des comportements et des biologies, autrement inaccessibles. C'est ce croisement entre étude (biologie), art (photographie), récit (narration / écriture), service public (éducation / sensibilisation), loisirs (voyages) qui crée une mosaïque de compétences et de niches pour se divertir, se défier et s'intéresser dans un avenir prévisible, tout en faisant partager ses passions.

De nouvelles expériences sont tentées par les photographes animaliers au fur et à mesure qu'ils approfondissent leur savoir-faire pour approfondir. Ils doivent ainsi maîtriser de mieux en mieux les défis de la composition, de la lumière, et le nouveau défi qui s'offre à eux : la profondeur, savoir créer une émotion, un attachement à une photo est leur plus grand challenge, afin de bien savoir transmettre un message.

La conservation des espèces sauvages est pour les photographes naturalistes, une véritable croisade afin de transmettre aux générations du futur, l'envie de découvrir, protéger, aimer la forêt tropicale ce qui me semble être un bon mélange de noblesse et de témérité, un style de vie à la fois exotique et merveilleuse, pour l'avenir de l'humanité, plutôt que de jouer les Don Quichotte et se battre contre des moulins à vent.

Nulle part ailleurs, la pléthore de sujets n'est plus abondante et diversifiée que dans les régions équatoriales, les «points chauds» de la biodiversité. Les écosystèmes, en particulier ceux qui abritent des micro-environnements uniques tous figurent sur ma carte au trésor mondial, même si je recherche rarement des espèces ou des sujets particuliers.