Ils n'arborent pas de couleurscouleurs exquises, mais les casoars à casque ont un autre atout sous leurs ailes : la brillance éclatante de leur plumage. Ces grands oiseaux - jusqu'à 1m80 ! - incapables de voler sont affublés du qualificatif « plus dangereux du monde ». Dû à l'un de leurs trois doigts doté d'une griffe de 12 cm de long, qui peut asséner des coups mortels. 

Pour en arriver là, Casuarius casuarius a divergé de la famille des oiseaux chanteurs il y a environ 80 millions d'années. Chez ces oiseaux chanteurs, l'origine de l'irisationirisation des plumes est connue. Pour la première fois, des scientifiques ont découvert le mécanisme de l'irisation chez le groupe des paléognathes, qui inclut les casoars ! Leur étude est parue dans Science Advances.

Les plumes d'un oiseauoiseau sont chacune constituée d'un rachisrachis et de barbes. À l'instar d'un tronc parsemé de branches. Chez les oiseaux néognathes, la brillance provient de la forme des barbes et des couches de mélanosomesmélanosomes qui l'entourent. Mais chez le casoar, la brillance de son plumage noir est issue du rachis. Celui-ci serait plus exposé à la lumièrelumière, lui permettant de rayonner !

Les chercheurs se sont aussi penchés sur Calxavis grandei, un cousin du casoar, dont les fossilesfossiles âgés de 52 millions d'années sont très bien conservés. Et ils ont trouvé des traces de mélanosomes. Amenant à une question : pourquoi les casoars ont développé une nouvelle façon de briller, s'il en existait déjà une chez leurs lointains ancêtres ? Les chercheurs soupçonnent alors qu'en s'affranchissant de la contrainte du vol, qui nécessite de conserver un bon aérodynamisme, les casoars ont pu écarter davantage leurs plumes. Et mieux exposer leurs rachis au soleilsoleil.