Les statues moaï de l’île de Pâques ont été victimes d’un incendie ces derniers jours. Une partie d’entre elles a été endommagée de manière définitive.

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[EN VIDÉO] Le mystère de l'île de Pâques avec Antoine Antoine fait escale sur l'île de Pâques, Rapa Nui en polynésien, dans l'océan Pacifique. Il nous fait découvrir les statues géantes, ou moaïs, déconcertantes jusqu'à enflammer les imaginations. Aujourd'hui, comme nous le rappelle Antoine, l'inspiration qui nous vient devant cette terre désertifiée est celle d'un parallèle avec notre planète, maltraitée par l'humanité.

Située dans le Pacifique sud, l’île de Pâques est une terre volcanique connue pour ses 900 gigantesques statues aux têtes surdimensionnées, les moaï. Ces vestiges archéologiques dressés entre le XIIIe et le XVIe siècle ont été victimes d’un incendie qui a débuté le 3 octobre dernier et s’est étalé durant plusieurs jours : les statues les plus touchées sont celles situées près du volcan Rano Raraku, une zone particulièrement touristique qui peine encore à retrouver ses visiteurs depuis la crise liée à la Covid-19. D'après le maire de l’île, qui appartient au Chili, Pedro Edmunds Paoa, les dégâts sur certaines statues sont irréparables. L’incendie a dévasté une centaine d’hectares et a délibérément été causé par une action humaine, selon le maire.

Un climat de plus en plus sec qui facilite les départs de feu

Ces statues, hautes de 4 à 10 mètres avec un poids allant jusqu’à 74 tonnes, sont composées de basalte et de tuf, une sorte de cendres volcaniques compressées, qui peut prendre feu lorsque le temps est sec. Or ces dernières années, le climat subtropical humide et doux de l’île a subi une grande évolution. L’île de Pâques est confrontée à des sécheresses sévères et récurrentes depuis 5 ans et les précipitations sont de plus en plus rares. Selon l’Unesco, il s’agit de l'un des six sites au monde classé au patrimoine mondial les plus vulnérables au changement climatique et à ses conséquences.