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On arrose Fukushima

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La réplique de magnitude 6, qui a été ressentie fortement jusqu'à Tokyo, n'a pas fait de dégâts supplémentaires, tandis que des hommes se battent à Fukushima. La mission du personnel est de refroidir à tout prix quatre réacteurs, avec de l'eau apportée par camion ou par hélicoptère. La situation s'améliore dans le réacteur 2.

Un hélicoptère s'approche de la centrale de Fukushima pour un largage d'eau sur l'un des réacteurs. © NHK

Un nouveau séisme, de magnitude 6, a fait trembler l'archipel nippon cette nuit, avec un épicentre situé en mer, à l'est de Tokyo. Les immeubles de la capitale ont cependant tenu bon et aucune alerte au tsunami n'a été lancée. On ne sait plus trop où en est le bilan en nombre de victimes, estimé à 10.000.

Du côté de la centrale de Fukushima, la situation ne s'arrange guère. Des hélicoptères survolent le réacteur 4 pour larguer de l'eau afin de refroidir les installations, une manœuvre semble-t-il originale. Le 4 était en maintenance au moment du passage du raz-de-marée et son combustible avait été retiré du cœur et stocké dans une piscine. L'absence de refroidissement a laissé la température monter et c'est probablement ce qui a conduit mardi à une explosion ou un incendie (on ne sait pas très bien). Les réacteurs 5 et 6 étaient eux aussi en maintenance au moment du tsunami. L'un des groupes électrogènes du numéro 6 fonctionne toujours et la piscine de stockage est refroidie. Quant au réacteur 5, il semble subir une élévation de température au niveau du combustible stocké.

Le froid menace les sans-abri

Pour les réacteurs 1, 2 et 3, ce sont des camions qui apportent de l'eau, une procédure semble-t-il prévue. Un niveau élevé de radiations a été mesurée au-dessus du réacteur 3 qui a subi une explosion. Le personnel a été temporairement évacué, avant d'être autorisé à revenir. Mais les pilotes d'hélicoptères, qu'ils déversent de l'eau ou qu'ils mesurent les radiations, sont les plus exposés et ne peuvent que passer rapidement à la verticale des réacteurs. Le réacteur 2, dont l'enceinte extérieure n'était plus étanche, va mieux. Ce serait lui, selon l'agence de sûreté nucléaire japonaise, qui aurait fait grimper la radioactivité dans la centrale à 10 millisieverts, une valeur dangereuse pour l'organisme, la réglementation française, par exemple, impose une limite de 20 millisieverts par an. Mais cette radioactivité est retombée rapidement à moins de 3 millisieverts.

Au-delà, la radioactivité reste faible. L'angoisse légitime du risque nucléaire  ne doit pas occulter la catastrophe du séisme et du tsunami. La température baisse actuellement et les prévisions annoncent -5° C. Les survivants qui restent sans abri vivent donc actuellement des conditions très difficiles...

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