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En bref : présence anormale de tritium sous la centrale du Tricastin

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Début août, une présence anormale de tritium a été décelée dans des eaux souterraines de la centrale nucléaire du Tricastin (Drôme, France). Il n'y a rien d'alarmant, mais l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a néanmoins prescrit un renforcement de la surveillance de ces eaux, tout en demandant à EDF d'identifier les équipements responsables du problème.

La centrale nucléaire du Tricastin a été construite en 1974. Les deux premiers réacteurs ont été mis en service en 1980. Les deux autres ont quant à eux été lancés en 1981. La puissance totale de la centrale est de 3.600 MW. © Sancio83, Wikimedia commons, DP

Ce 6 août 2013, une présence anormale de tritium a été repérée dans les eaux souterraines de la centrale nucléaire du Tricastin en France (Drôme). Inutile de s'alarmer, les valeurs d'activité mesurées par un piézomètre entre les îlots nucléaires 2 et 3 « ne présentent pas d'enjeu significatif pour la santé et l'environnement », selon l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), qui s'est rendue sur place le 28 août dernier pour enquêter.

Le tritium (3H) est un isotope radioactif de l'hydrogène produit durant l'exploitation des réacteurs nucléaires. Sa présence anormale a été décelée dans une enceinte géotechnique, dont le rôle vise justement à contenir les eaux souterraines potentiellement contaminées pour éviter qu'elles ne polluent les nappes phréatiques environnantes. Elle se compose de parois en béton de 60 cm d'épaisseur et qui descendent jusqu'à 12 m de profondeur. Les eaux contenues sont régulièrement pompées par EDF, stockées, puis traitées avant d'être rejetées dans le Rhône, dans le respect des réglementations en vigueur.

Suite à son inspection, l'ASN a précisé que les équipements incriminés dans cette contamination n'ont pas été identifiés. En date du 16 septembre, elle a donc chargé EDF de déterminer les structures à l'origine du problème (afin de les réparer au plus vite), tout en renforçant la surveillance des eaux souterraines du site. Selon le directeur de la centrale, dont les propos ont été rapportés dans Le Monde, cet incident n'aurait pas été classé sur l'échelle internationale des événements nucléaires et radiologiques (Ines, pour International Nuclear Event Scale).

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