Le cérianthe rayé ne mesure que 15 cm de long mais son génome mitochondrial compte plus de 80.000 paires de bases. À titre de comparaison, les mitochondries humaines contiennent un génome quatre à cinq fois plus petit.

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Le génomegénome présent dans les mitochondries est plus court que celui du noyau cellulaire. Ainsi, chez l'Homme, le génome du noyau comprend environ trois milliards de paires de bases et celui des mitochondriesmitochondries, 16.569 de paires de bases exactement. Mais d'autres animaux ont des génomes mitochondriaux, ou « mitogénomes », bien plus longs.

Le cérianthe rayé, Isarachnanthus nocturnus, est une anémone qui vit dans l'océan Atlantique, des côtes de Patagonie, d'Argentine jusqu'aux États-Unis, à moins de 15 mètres de profondeur. D'après les travaux réalisés par des chercheurs de l'université de São Paulo (Brésil) et de Caroline du Nord (États-Unis), cette anémone possède un génome mitochondrial presque cinq fois plus grand que le nôtre : 80.923 paires de bases exactement, ce qui serait le plus gros mitogénome animal connu au monde. Le génome du noyau du cérianthe rayé n'a pas été séquencé.

Un mitogénome exceptionnel chez les cnidaires

Dans un communiqué, Sérgio Nascimento Stampar, principal auteur de cette recherche parue dans la revue Scientific Reports, a comparé les génomes mitochondriaux de l'homme et du cérianthe rayé : « Nous avons tendance à penser que notre moléculemolécule est plus complexe mais, en réalité, notre génome a été plus "filtré" au cours de notre évolution. Conserver ce génome géant est probablement plus coûteux en termes de dépense énergétique. »

Cette étude génétiquegénétique pourrait également conduire à revoir la classification de certaines espècesespèces de cnidaires. En effet, les chercheurs se sont aperçus que le cérianthe rayé et une autre anémone, Pachycerianthus magnus, qui vit en Asie, avaient des mitogénomes linéaires comme les médusesméduses, et non circulaires comme la plupart des animaux. Les deux anémones étudiées ici semblent appartenir à un groupe particulier. Mais il faudra d'autres travaux pour approfondir la classification de ces animaux et notamment séquencer leurs génomes nucléaires.