Santé

Contamination radioactive : les antidotes

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Les pharmacies des hôpitaux conservent des comprimés permettant de lutter contre les effets des éléments radioactifs. © Phovoir

La contamination par des éléments radioactifs présente de graves risques pour la santé. Certains antidotes, en plus de l'iode et du bleu de Prusse, peuvent permettre de prévenir une partie des effets néfastes de l'exposition radioactive.

Le Ca-DTPA

Le diéthylènediamine pentaacétate de calcium trisodique (Ca-DTPA), comme les comprimés d'iode, est préparé et distribué par la Pharmacie centrale des armées. Sa principale propriété est de « se lier à différents métaux intervenant dans un accident nucléaire, comme le très toxique plutonium », indique François Chast, chef du service de pharmacologie-toxicologie de l'Hôtel-Dieu, à Paris. En cas de besoin, ce traitement doit être « perfusé en urgence pendant plusieurs jours. Ou, mais c'est moins efficace, administré par voie sous-cutanée ». Ce médicament est disponible dans les pharmacies hospitalières, pour les urgences.

Le DMSA

L'acide dimercaptosuccinique (DMSA) est un autre agent capable de neutraliser des isotopes radioactifs. « En dehors des accidents nucléaires, il est utilisé pour minimiser les effets de l'exposition au plomb, dans les cas de saturnisme notamment », souligne François Chast. Ce traitement est stocké par les pharmacies hospitalières.

Le BAL

Le BAL est un acronyme signifiant British Anti-Lewisite. « Il s'agit d'un antidote, voisin du DMSA, mis au point pour lutter contre les effets d'un gaz de combat appelé Lewisite, dérivé de l'arsenic», explique notre interlocuteur. Actuellement utilisé dans le cas d'intoxication à l'arsenic, ce traitement permet également de neutraliser certains isotopes radioactifs, comme le polonium ou l'antimoine. Le BAL est disponible en cas de nécessité, dans les pharmacies d'hôpitaux.