Mots-clés |
  • paléontologie

On a retrouvé le berceau de l'Humanité

Mais de quel endroit sur notre planète a surgi l'Homo sapiens ? Le premier roseau pensant a-t-il poussé en un endroit bien précis d'où il a essaimé, ou l'évolution a-t-elle voulu que l'intelligence humaine émerge, simultanément, en divers points des terres alors habitées ?

Carte des migrations d'Homo sapiens à partir de l'Afrique sub-saharienne (dressée par datation au radiocarbone des crânes et autres ossements). Les graduations sont mentionnées en milliers d'années avant notre ère. GNU Free Documentation License Carte des migrations d'Homo sapiens à partir de l'Afrique sub-saharienne (dressée par datation au radiocarbone des crânes et autres ossements). Les graduations sont mentionnées en milliers d'années avant notre ère. GNU Free Documentation License

On a retrouvé le berceau de l'Humanité - 1 Photo

PDF

Jusqu'à présent, les chercheurs et autres paléontologues se disputaient les faveurs de deux théories opposées. Les uns pensaient que la civilisation humaine avait pris le départ dans un berceau africain, et de là s'était progressivement répandue au cours de l'Histoire. Tandis que les autres soutenaient que le passage de l'Homo erectus vers l'Homo sapiens s'était produit un peu partout à la surface du globe, suivant ainsi les grands chemins de l'évolution par des voies parallèles.

Des paléontologues de l'université de Cambridge semblent avoir apporté une réponse définitive à cette interrogation. Selon eux, l'Homme moderne serait bien né dans un berceau africain unique, avant de partir à la conquête de l'Asie et de l'Europe voici quelque 100 000 ans.

Pour arriver à cette conclusion, les chercheurs ont étudié près de 6000 crânes antiques provenant de toute la planète, afin d'en étudier la diversité génétique. Leurs constatations sont flagrantes et sans appel : à mesure que l'on s'éloigne du berceau africain, la diversité génétique diminue.

Cela confirme bien l'existence d'une importante migration partie depuis l'Afrique sub-saharienne, origine présumée de l'Humanité, et perdant progressivement ses individus au fur et à mesure qu'elle s'éloigne, c'est-à-dire abandonnant une partie de sa diversité génétique. L'étude morphologique des crânes confirme cette hypothèse, l'échantillon provenant directement d'Afrique du sud-est présentant un nombre de variations morphologiques bien plus abondant, ce taux se réduisant proportionnellement à l'éloignement du point d'origine.

La question semble ainsi réglée. Nos lointains ancêtres sont donc partis d'une région unique du continent africain voici 150 000 ans et se sont mis à rayonner à la conquête du monde, non sans supplanter toutes les populations archaïques qu'ils pouvaient rencontrer. L'Homme restera toujours l'Homme…

Les résultats de cette étude sont publiés dans la revue Nature du 19 juillet 2007.


A voir aussi sur Internet

Sur le même sujet

Vos réactions

Chargement des commentaires