BMW dévoile une carrosserie qui réagit à l’activité cérébrale

Futura avec l'agence ETX Daily Up

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Le constructeur allemand BMW vient de faire la démonstration qu'il était possible de modifier le dessin et la couleur de la carrosserie de sa voiture, directement par la pensée humaine. Si pour le moment cela reste expérimental, cette prouesse ouvre aussi de sacrées perspectives.

En janvier dernier, BMW créait la sensation, en dévoilant en première mondiale au CES 2022, à Las Vegas, son concept BMW iX Flow qui bénéficie d'une technologie innovante, celle de changer la couleur de sa carrosserie d'une simple pression de bouton. Le constructeur allemand donne ici vie à sa carrosserie grâce à la présence d'une enveloppe corporelle spéciale, composée de plusieurs millions de microcapsules, d'un diamètre équivalent à l'épaisseur d'un cheveu humain. Lorsqu'elles sont stimulées par des signaux électriques, elles laissent alors apparaitre des pigments tantôt noirs ou blancs. Cette technique peut aussi permettre d'afficher différents motifs en plus de changer intégralement la couleur de la carrosserie.

Désormais, les ingénieurs du constructeur allemand souhaitent aller encore plus loin. Avec l'aide de la startup brainboost, ils viennent de faire la démonstration dans leur usine de Munich que l'activité cérébrale du conducteur pourrait également participer à changer la couleur et la carrosserie d'une voiture.

L'activité électrique du cerveau influence la couleur de la carrosserie

Pour cela, ils ont littéralement connecté la voiture au cerveau de « cobayes », à l'aide d'une électroencéphalographie (EEG) qui enregistre l'activité électrique du cerveau et l'a fait rejaillir sur la carrosserie. Plus cette activité est importante et plus les différents motifs de couleur de la BMW iX Flow réagissent. En fait, la voiture se colorie au fur et à mesure que le niveau d'activité augmente, et à l'inverse revient à sa teinte initiale lorsque l'activité diminue.

On est donc encore très loin d'une application pratique, mais ces tests ouvrent néanmoins la porte à des possibilités infinies, à des interactions entre le cerveau et la machine, sous réserve évidemment de porter un casque dédié. Si ce type de technologie devait se développer, elle permettrait néanmoins au conducteur de personnaliser la couleur de sa voiture au gré de ses humeurs, d'une simple pression sur une touche ou, un jour, par la pensée.

Dans l’expérience conduite par BMW et brainboost, la personne équipée d’un EEG ne peut pas réellement choisir la couleur de la carrosserie en y pensant. C’est l’intensité de l’activité cérébrale qui détermine les changements. © BMW