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Un timbre épidermique pourrait simplifier la vie des diabétiques

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Des ingénieurs de l'université de Californie, spécialisés en nanotechnologie, ont mis au point un timbre épidermique capable de mesurer le taux de glucose dans l'organisme. Encore au stade du prototype, ce dispositif pourrait, à terme, éviter aux personnes atteintes de diabète d'avoir recours à des tests sanguins quotidiens.

Ce timbre épidermique développé à l’université de Californie peut mesurer le taux de glycémie d’une personne. Il incorpore des électrodes qui produisent un signal électrique pour attirer les ions transportant des molécules de glucose. © Jacobs School of Engineering

Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), plus de 347 millions de personnes dans le monde sont diabétiques. En 2012, le diabète a été la cause directe de 1,5 million de décès. D'après les projections de la structure, « le nombre total de décès par diabète devrait augmenter de plus de 50 % au cours des dix prochaines années ». Aux États-Unis, une équipe de chercheurs de l'université de Californie, à San Diego, travaille sur un test de glycémie non invasif et peu onéreux, grâce auquel les personnes souffrant de diabète pourront un jour surveiller leur taux de glucose sans avoir à effectuer des prélèvements sanguins.

Cela se présente sous la forme d'un timbre épidermique qui sait mesurer le taux de glucose présent dans le fluide entre les cellules de la peau. Ce procédé, qui est encore en cours de développement, a fait l'objet d'une publication scientifique dans la revue Analytical Chemistry. Les chercheurs de l'université de Californie y expliquent que leur timbre est composé d'électrodes imprimées sur du papier à tatouage temporaire.

Pour le moment, le timbre épidermique de l’université de Californie ne dure qu’une journée. Les scientifiques travaillent à prolonger ce délai et développent, en parallèle, le lecteur qui pourra récupérer et transmettre ces données. © Jacobs School of Engineering

Le timbre ne fonctionne qu’une journée

Une fois appliqué sur la peau, le timbre produit un courant électrique « très léger » durant dix minutes afin de forcer les ions sodium présents dans le fluide, entre les cellules de la peau, à migrer vers les électrodes. Or, ces ions transportent aussi des molécules de glucose présentes dans ce fluide. Un capteur incorporé dans le timbre sait mesurer la force de la charge électrique produite par ce glucose. Le prototype a été testé sur sept volontaires humains. Des hommes et femmes âgés de 20 à 40 ans et ne souffrant pas de diabète. Ils ont consommé un repas riche en glucides, à base de sandwich et de soda. Le timbre épidermique a décelé une hausse du taux de glucose avec la même acuité qu'un testeur de glycémie classique.

Ce capteur épidermique pourrait avoir d'autres applications et notamment servir à mesurer des phénomènes métaboliques comme la production de lactate chez les athlètes. Le système pourrait aussi permettre de tester l'efficacité d'un traitement médical en surveillant la production de certaines protéines. Mais l'équipe de l'université de Californie souligne que son timbre épidermique n'est pas encore utilisable. Il lui faut d'abord développer un lecteur susceptible de récupérer les données et de les transmettre par liaison sans fil Bluetooth à un médecin ou un service en ligne sécurisé. Les scientifiques veulent également accroître la durée de vie du timbre qui n'est pour le moment que d'une journée.

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