Un homme japonais a utilisé une intelligence artificielle pour dépixéliser des images pornographiques censurées. © Gerd Altmann, Pixabay
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Pornographie : une IA permet d’enlever le flou des images censurées

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Pour la première fois, un homme a été arrêté au Japon pour avoir dépixélisé des films pornographiques censurés. En l'absence de loi sur les deepfakes, les autorités le poursuivent pour atteinte au droit d'auteur et obscénité.

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L'utilisation de l'intelligence artificielle pour créer des deepfakes pornographiques n'a rien de nouveau. Dans certains recoins du Web, il devient de plus en plus courant de voir des clips où le visage d'une célébrité est ajouté sur le corps d'un acteur porno. Toutefois, un homme a récemment été arrêté au Japon pour avoir créé des deepfakes d'un autre genre, où ce sont les parties génitales qui sont fausses.

La loi japonaise sur l'obscénité interdit la représentation des sexes masculins et féminins. Dans le pays du soleil levant, tous les films pornographiques sont donc censurés en pixellisant les zones intimes des acteurs. Masayuki Nakamoto, un homme de 43 ans de la préfecture de Hyōgo, a utilisé une intelligence artificielle pour reconstruire les parties floutées d'images et vidéos pornographiques.

Une technique de super-résolution pour faire disparaître la pixellisation

L'homme a utilisé un outil baptisé TecoGAN spécialisé dans la super-résolution, autrement dit l'amélioration de la définition des images, et entraîné sur des images non censurées. Il aurait vendu plus de 10.000 deepfakes sur son site Web et gagné 11 millions de yens (83.000 euros) en tout. Toutefois, il est poursuivi pour seulement 10 des images, vendues 2.300 yens (17 euros) chacune. L'homme a plaidé coupable pour avoir enfreint le droit d'auteur et affiché des images obscènes, et a indiqué l'avoir fait pour l'argent.

Il s'agit de la première fois que la police japonaise arrête quelqu'un pour l'usage d'une IA. Il n'existe actuellement aucune loi concernant la création de ce genre de deepfakes dans le pays. L'homme risque de voir les charges se multiplier, puisque les autorités ont indiqué continuer à enquêter sur la vente de ses vidéos sur d'autres sites Web.

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