La navette Virgin Hyperloop serait suspendue à son système de propulsion à lévitation magnétique. © Virgin Hyperloop
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Virgin Hyperloop dévoile le fonctionnement de ses capsules qui vont relier les villes à plus de 1.000 km/h

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[EN VIDÉO] La capsule Hyperloop One en action  Hyperloop One a partagé les dernières images montrant son prototype de capsule lancé à plus de 300 km/h dans le tunnel d'essai. Cette vidéo est aussi l’occasion d’entendre pour la première fois le son que produit ce train censément subsonique. 

Virgin Hyperloop compte acheminer des passagers et du fret à des vitesses proches de celles du transport aérien, sans aucune émission polluante.

Après avoir réussi un premier essai avec des passagers en novembre dernier, Virgin Hyperloop revient avec une nouvelle vidéo qui détaille le fonctionnement de son train subsonique. On découvre que l'entreprise a opté pour un design inédit jusqu'ici, qui place tout le système de traction non pas sous mais au-dessus de la capsule. Cette dernière est donc suspendue dans le tube au lieu de glisser sur un châssis propulseur.

Virgin Hyperloop affirme que son système de lévitation et propulsion magnétique serait dix fois plus efficace que les trains maglev les plus rapides actuellement en circulation. Les navettes ou « pods » circuleront dans un tube quasiment sous-vide afin d'éliminer presque totalement le frottement de l'air. L'entreprise affirme que sa solution de transport pourra acheminer 50.000 passagers à l'heure à une vitesse de 1.078 km/h et sans la moins émission polluante. Selon le simulateur que l'on trouve sur le site de Virgin Hyperloop, un trajet Paris-Marseille ne prendrait que 49 minutes.

Reposant sur des batteries, le système 100% électrique pourrait être alimenté par des panneaux solaires installés tout au long de la partie supérieure du tube. Selon la configuration du terrain, une ligne Hyperloop pourrait alterner les parties aériennes et sous-terraines, avec une emprise au sol comprise entre 12 et 24 mètres contre 18 à 30 mètres pour les trains à grande vitesse classiques. Les navettes de Virgin Hyperloop pourront accueillir jusqu'à 28 passagers. Elles circuleront en convoi mais ne seront pas reliées physiquement comme les rames d'un train, ce qui est censé offrir plus de souplesse pour la desserte de différentes destinations.

Beaucoup de promesses mais encore pas mal d’interrogations

La facilité de déploiement que vante l'entreprise est pour l'instant toute théorique et rien ne démontre concrètement que la construction et le fonctionnement d'une ligne Hyperloop soient vraiment plus économique et écologiquement moins impactant qu'une ligne ferroviaire classique. Rappelons que l'idée de l'Hyperloop est très ancienne. Elle est née dans l'esprit du physicien et ingénieur Robert Goddard qui l'a théorisé en 1904. Elon Musk a relancé le concept en 2012 en initiant un projet open-source que plusieurs entreprises et groupes d'étudiants ont repris.

Hyperloop TT et TransPod sont les deux principaux concurrents de Virgin Hyperloop qui planche sur son train subsonique depuis 2014, avec un centre d'essai installé près de Las Vegas (Etats-Unis) où ont été réalisés plus de 500 tests. L'entreprise vise une première exploitation commerciale à l'horizon 2027. Les Emirats Arabes Unis, l'Arabie Saoudite ou encore l'Inde font partie des pays qui se positionnent pour être les premiers à accueillir des lignes Hyperloop.

Pour en savoir plus

Hyperloop : premier essai réussi avec des passagers à bord pour Virgin Hyperloop

Article de Marc Zaffagni le 11/11/2020

Deux personnes ont pour la première fois circulé à bord d'une capsule Hyperloop. Une étape clé dans le développement du train subsonique qui promet de révolutionner les transports.

Après des années de développement et de promesses parfois très optimistes, l'Hyperloop vient enfin de franchir un cap majeur. Virgin Hyperloop, l'une des entreprises lancées dans la course au train ultrarapide atteignant 1.000 km/h, vient de réaliser le tout premier essai avec des passagers. Cela s'est déroulé sur la piste d'essai de 500 mètres que l'entreprise exploite depuis 2017 installée dans le désert de l'État du Nevada (États-Unis).

Deux personnes, Josh Giegel, directeur technique et cofondateur de Virgin Hyperloop, et Sara Luchian, directrice de l'expérience passagers, ont pris place dans une nouvelle version de la capsule baptisée XP-2. L'occasion de découvrir le design intérieur qui pourrait servir de base à la future version commerciale qui pourra emporter 28 passagers par capsule.

Les deux premiers passagers d’un Hyperloop. © Virgin Hyperloop

Exploitation commerciale à l’horizon 2030

Pour cet essai, la vitesse maximale a atteint 172 km/h. En 2017, Virgin Hyperloop avait établi son propre record à 387 km/h. L'entreprise dit avoir conduit plus de 400 essais à vide avec des prototypes avant ce test habité. L'enjeu de cette démonstration était de prouver que la sécurité du système a franchi une étape décisive. « La capsule XP-2 fait la démonstration de plusieurs des systèmes essentiels à la sécurité que l'on trouvera sur un Hyperloop commercial et est équipée d'un système de contrôle de pointe qui peut détecter les états non nominaux et déclencher rapidement les réponses d'urgence appropriées », explique Virgin Hyperloop dans son communiqué.

Virgin Hyperloop compte désormais sur le nouveau centre d'essai et de certification qu'il va implanter en Virginie-Occidentale (Etats-Unis). Il comprendra une piste d'essai de 9,6 km qui permettra de viser des vitesses plus élevées pour les tests. Virgin Hyperloop indique qu'il pense obtenir la certification de sécurité d'ici à 2025 et entamer les opérations commerciales en 2030.

Ambiance spartiate à bord de la capsule de Virgin Hyperloop. © Virgin Hyperloop
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