La Commission européenne veut créer des serveurs DNS publics pour toute l’Europe. © Pasko Maksim, Adobe Stock
Tech

Pour ne plus dépendre de Google, l’Europe veut créer son propre service DNS

ActualitéClassé sous :cybersécurité , Internet , navigateurs

L'Union européenne vient de lancer un appel d'offres pour créer un résolveur DNS pour l'ensemble des 27 États. Baptisé DNS4EU, DNS pour l'UE, le projet vise à protéger les Européens des services DNS étrangers.

Cela vous intéressera aussi

[EN VIDÉO] L’incroyable trajet du trafic internet mondial  Lorsqu’on se connecte à Internet, nos données empruntent un très long trajet. Un email parcourt ainsi en moyenne 15.000 km pour parvenir à destination ! 

Un serveur DNS est crucial pour l'accès à Internet. Lorsqu'un utilisateur saisit l'adresse d'un site Web dans son navigateur, son ordinateur consulte un serveur DNS, aussi appelé résolveur, pour connaître l'adresse IP du site. Habituellement, les appareils utilisent les serveurs DNS de leur fournisseur d'accès à Internet. Toutefois, il est aussi possible d'utiliser des serveurs publics, comme ceux de Google.

Dans un appel d’offres pour créer son propre service DNS public, la Commission européenne souligne que nombre d'institutions et d'internautes utilisent des serveurs DNS localisés en dehors de l'Europe, ce qui pose le problème du respect de la vie privée. La solution retenue pour son projet DNS4EU devra prendre en charge des normes telles que DNSSEC, DoT, DoH ainsi que l'IPv6, respecter le RGPD, traiter toutes les données en Europe et enfin aura l'interdiction de vendre ou monétiser les données personnelles.

Des sites bloqués à l’échelle européenne

Le service devra également intégrer un système de filtrage. Contrairement aux grands serveurs DNS publics qui se targuent de ne pas être soumis à des demandes de blocage à l'échelle nationale, DNS4EU devra filtrer les sites à l'échelle européenne. Il pourra ainsi protéger les internautes des sites contenant des virus ou utilisés pour le phishing.

Toutefois, il devra également bloquer les sites sur décision de justice, par exemple ceux contenant des contenus piratés. Certains pourraient y voir les prémices d’une censure pour le Web européen, mais ce n'est rien de nouveau comparé aux serveurs DNS des FAI, déjà soumis à de telles contraintes. De plus, ces serveurs seront simplement mis à disposition du public, et non utilisés par défaut.

Abonnez-vous à la lettre d'information La quotidienne : nos dernières actualités du jour. Toutes nos lettres d’information

!

Merci pour votre inscription.
Heureux de vous compter parmi nos lecteurs !