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Les aéroports : le monde vu par Thomas Pesquet

VidéoClassé sous :Espace , technologie , Thomas Pesquet

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Voici une sélection de sept aéroports photographiés depuis la Station spatiale internationale par le spationaute Thomas Pesquet lors de son vol de novembre 2016 à juin 2017. Il a bien choisi : tous ont quelque chose de particulier...

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Avec leurs longues pistes, qui mesurent en général entre deux et quatre kilomètres, et leurs vastes infrastructures, les aéroports internationaux sont facilement repérables depuis l'espace proche. Rappelons que la Station spatiale internationale, ou ISS, depuis laquelle ces photographies ont été prises, évolue sur son orbite à environ 400 km au-dessus du niveau de la mer. Depuis ce poste, un bon téléobjectif suffit, en l'absence de nuages, à voir de nombreux détails au sol. Les satellites espions font bien mieux. Pour les meilleurs, la résolution de leurs télescopes se mesure désormais en centimètres.

Ici, Thomas Pesquet en a sélectionné sept : Dakhla (Maroc), Marseille-Provence (France), Gibraltar et Heathrow (Royaume-Uni), Cristiano Ronaldo (Portugal) et Bole (Éthiopie). Chacun de ces aéroports possède une caractéristique unique. Près de Londres, par exemple, Heathrow est le premier d'Europe en nombre de passagers. Son trafic est proche de la saturation et un autre a été créé tout près de la capitale britannique, London City Airport, dans les docks. Thomas Pesquet aurait eu davantage de mal à le repérer, au milieu de l'agglomération londonienne avec sa piste de seulement 1.508 m de longueur et 30 m de largeur. Seuls certains avions peuvent d'ailleurs l'utiliser.

Les aéroports d'altitude : toujours spéciaux

On retiendra aussi celui de Gibraltar, traversé par une route à passage à niveau. Dans le même registre, depuis l'ISS, Thomas Pesquet aurait pu chercher l'aéroport de Gisborne, en Nouvelle-Zélande, où la piste (unique) est traversée par une voie de chemin de fer. Il n'y a pas de passage à niveau mais la tour de contrôle indiquera au pilote prêt à décoller qu'il devra attendre que le train ait traversé, car il est prioritaire sur les avions. Ou au pilote qui aimerait se poser que ce n'est pas le bon moment.

Les régions montagneuses sont génératrices de situations particulières, comme Bole en Éthiopie. Ajoutée à la chaleur, l'altitude de 2.334 m allonge le décollage et l'atterrissage. La portance, en effet, diminue quand la température augmente et quand la pression baisse. Ce n'est cependant pas le plus haut du monde. L'aéroport San Luis, par exemple, en Colombie, se situe à 2.976 m mais n'est pas à proprement parler international car il ne dessert, à part les vols intérieurs, que des lignes vers l'Équateur. Dans ce pays voisin, d'ailleurs, l'aéroport Mariscal Sucrela, qui est celui de la capitale, Quito, se trouve à 2.400 m d'altitude.

© Flickr, Thomas Pesquet