Non, le cerveau des souris n'est pas moins connecté que le nôtre

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Un mythe s'effondre. « De nombreux scientifiques ont supposé que la connectivité dans le cerveau humain est significativement plus élevée que celle des autres animaux, comme une explication possible du fonctionnement supérieur de "l'animal humain" », s'amuse Yaniv Assaf, coauteur d'une étude parue dans Nature Neuroscience. Or, celle-ci suggère que la connectivité cérébrale - l'efficacité du transfert d'informations à travers les neurones - est semblable parmi tous les mammifères.

De la souris à l'humain, en passant par le dauphin et le taureau... Les chercheurs ont scanné puis analysé les cerveaux de 123 espèces de mammifères et en ont déduit que la connectivité ne dépend « ni de la taille ni de la structure d'un cerveau spécifique », explique Yaniv Assaf. Le cerveau de tous les mammifères révèle « une connectivité égale » qui permet aux informations de circuler avec la même efficacité.

Les chercheurs se sont aussi attardés sur la répartition de ces connexions. Si la connectivité globale apparaît similaire peu importe l'espèce, chaque cerveau montre des spécificités. Chez différentes espèces, mais aussi au sein des individus de la même espèce, « une connectivité élevée dans une zone spécifique du cerveau est toujours contrée par une connectivité relativement faible dans une autre partie du cerveau », développe Yaniv Assaf. 

Pour leurs analyses, les chercheurs ont usé de deux outils. Une technologie qui leur a permis de détecter la substance blanche dans le cerveau, afin de reconstruire le réseau neuronal – neurones, axones, synapses. Et une solution mathématique, la théorie des réseaux, pour créer et appliquer une jauge uniforme de conductivité cérébrale. © Paul, Adobe Stock