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Géologie et paléoenvironnement

Dossier - Le site à dinosauriens du Veillon en Vendée
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Sur le site du Veillon, en Vendée,les empreintes de dinosauriens ne sont visibles qu'à certaines périodes de l'année, surtout en hiver lorsque les courants marins entraînent le sable au large.

  
DossiersLe site à dinosauriens du Veillon en Vendée
 
  • Aspects géologiques

Le paléoestuaire du Veillon est essentiellement connu par son ichnofaune à traces tridactyles de dinosauriens bipèdes. Il est géologiquement situé dans un horizon infraliasique qui s'inscrit entre le substratum cristallophylien et le Pliensbaschien transgressif.

Les empreintes, par milliers, se succèdent sur trois couches géologiques dont la puissance totale ne dépasse guère une dizaine de mètres.

A la base, la première strate, qui mesure moins de deux mètres d'épaisseur, est une brèche cimentée à petit graviers de quartz. L'observation de ces roches en lames minces montre la présence d'indices de sols de plaines alluviales tropicales. L'ensemble des études révèlent qu'il s'agissait d'une zone plane avec des apports liés à la crue du fleuve.

Trace d'Eubronte

Le second niveau de 2,5 mètres d'épaisseur est constitué d'une alternance gréso-marneuse . Les grès recèlent des traces de racines, des rides d'oscillation de l'eau (riplle marks) mais aussi des trémies de sels ou des fentes de dessications. Lors de sa formation, l'environnement était celui d'une lagune où le rôle du fleuve demeurait encore très important.

La troisième couche est constituée par un calcaire dolomitique argileux jaune plus ou moins coquiller connu sous le nom de « calcaire Nankin » . C'est le dernier étage présentant des traces de dinosauriens. Au sommet, divers éléments révèlent l'accumulation de cordons de tempêtes où la plage de fond de baie était très largement ouverte sur l'océan.

  • Le paléoenvironnement

Il y a 204 millions d'années, à la limite du Rhetien (fin du Trias) et de l'Hettangien (début du Lias inférieur), la flore était essentiellement constituée d'une végétation de l'ordre des coniférales, révélant une certaine aridité du milieu, sans doute liée à la salinité.

Des prélèvements et analyses d'échantillons ont permis d'identifier notament quatre taxons de la famille des Cheirolépidiacées à savoir :

Brachyphyllum bessonnatii - Hirmeriella airelensis - Pagiophyllum araucarinum - Pagiophyllum peregrinum.