Une oasis éphémère émerge dans un des déserts les plus secs au monde

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Surnommé « Mer de la mort », le désert du Taklamakan, situé dans la région autonome ouïgoure du Xinjiang, à l'est de la Chine, est le plus grand, le plus chaud et le plus sec de Chine. Il couvre 340.000 km2, soit presque la taille de l'Allemagne. Environ 85 % de ce désert est constitué de dunes, dont certaines atteignent 200 à 300 mètres de haut, et l'endroit est régulièrement balayé par les tempêtes de sable. C'est pourtant dans cet environnement hostile que la végétation s'épanouit au printemps aux abords de la ville-oasis de Khotan, au sud du désert.

Un verdissement éphémère non pas lié aux précipitations, qui plafonnent à 10 millimètres par an, mais des montagnes environnantes comme la cordillère du Kunlun, une chaîne de montagnes dont le point culminant est à 7.649 mètres d'altitude. La fonte des neiges alimente deux rivières, le Karakax (Jade noir) et le Yurungkax (Jade blanc), qui arrosent l'oasis avant de se rejoindre au nord pour former une rivière unique, le Khotan, qui elle-même se jette dans le fleuve Tarim. Ces dernières années, les autorités ont planté des arbustes pour tenter de faire reculer le désert, en particulier le long de la Route du désert Tarim, la plus longue route du monde dans un désert (582 kilomètres). Celle-ci est régulièrement engloutie par le sable, qui rend la route impraticable et endommage le revêtement.

Désert du Taklamakan et oasis de Khotan. On peut voir la cordillère de Kulun, en bas de l’image. © Lauren Dauphin, Modis, Nasa