Le dragon bleu des mers, Glaucus atlanticus, fascine les naturalistes depuis sa découverte au XVIIIe siècle. Malgré son surnom, l'animal n'est pas un reptilereptile mais un nudibranche, ou limace des mers, un ordre phylogénétiquephylogénétique appartenant aux mollusquesmollusques. Les longues ramifications bleues qu'il porteporte sont des cérates, des appendices qui jouent un rôle respiratoire, digestif ou défensif, et qui peuvent se détacher à volonté. Un dragon bleu des mers peut en porter jusqu'à 84 ! À côté, ses autres organes sensoriels sont à peine perceptibles.

Le mode de vie de Glaucus atlanticus est aussi étonnant. Il nage « à l'envers », c'est-à-dire sa face ventrale vers le haut, à la surface de l'eau, grâce à une bulle d'airair contenue dans son ventre. Malgré des organes sensoriels peu développés, le dragon bleu des mers est un prédateur redoutable. Bien que mesurant moins de dix centimètres, il se nourrit d'hydrozoaires beaucoup grands que lui. Grâce à sa radularadula composée d'une dizaine de dents, il s'accroche aux hydrozoaires, comme la physalie ou les vélelles, et s'en nourrit.

Ses proies sont souvent venimeuses mais cela ne dérange pas Glaucus atlanticus car il est immunisé contre leur toxinetoxine. Il utilise même les cellules venimeuses des physalies à son propre avantage. En effet, il les stocke dans son corps et dans ses cérates devenant ainsi lui-même venimeux. Comme le veninvenin de la physalie est toxique pour l'Homme, un contact avec le nudibranche peut aussi provoquer des chocs anaphylactiqueschocs anaphylactiques sévères.