Le Svalbard Global Seed Vault, en Norgège, est la plus grosse réserve mondiale de semences. Cette Arche de Noé végétale est située à plus un millier de kilomètres du pôle Nord sur l'archipel du Svalbard. © Frode Ramone, Oslo, Norway, Wikimedia Commons, CC by-sa 2.0
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Plus d'un million de graines conservées au Svalbard Global Seed Vault

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[EN VIDÉO] Plus d'un million de graines conservées au Svalbard Global Seed Vault  La plus grande réserve de graines au monde se situe sur l'archipel du Svalbard, en Norvège. Elle a été conçue pour faire face à la diminution de la biodiversité et de la diversité génétique. L'« Arche de Noé végétale » abrite ici plus d'un million de semences du monde entier. 

La plus grande réserve de graines au monde se situe sur l'archipel du Svalbard, en Norvège. Elle a été conçue pour faire face à la diminution de la biodiversité et de la diversité génétique. L'« Arche de Noé végétale » abrite ici plus d'un million de semences du monde entier.

Le Svalbard Global Seed Vault est un peu la mémoire végétale de notre Planète. Située aux confins de l'Arctique, sur une île norvégienne, cette banque de graines abrite aujourd'hui plus d'un million de semences du monde entier. Dans ce bunker enfoui à 120 mètres de profondeur, sous les collines du Svalbard, la structure peut en contenir 4 millions.

L'objectif de cette Arche de Noé végétale est de protéger la biodiversité et la diversité génétique de la Planète face aux menaces, notamment climatiques mais aussi, face aux catastrophes naturelles, aux guerres et aux maladies. Son utilité a été crûment démontrée lors du conflit syrien : en 2015, les chercheurs ont pu récupérer au Svalbard les doubles de graines disparues dans la destruction de la banque de gènes de la ville d'Alep.

En février, plus de 60.000 échantillons de semences, propriétés de 36 banques génétiques régionales et internationales ont rejoint la réserve de graines du Svalbard qui conserve les principales espèces alimentaires comme le maïs, le riz, le blé, le niébé, le sorgho, l'aubergine, la laitue, l'orge et la pomme de terre.

Les États et institutions dépositaires restent propriétaires des semences et peuvent les récupérer à leur convenance. Ce projet a vu le jour en 2006 et a été financé par le gouvernement norvégien qui a dû effectuer en 2016 des travaux afin de colmater des infiltrations d'eau dues à la fonte du pergélisol, confirmant un réchauffement de l'Arctique plus rapide que prévu.

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