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La pollution génétique est-elle liée aux OGM ?

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Cet hybride de zèbre et d’âne est un zébrâne. Cet animal étant généralement stérile, la pollution génétique s’arrête à la première génération. © Sannse, Wikimedia CC by 3.0

La pollution génétique, c'est-à-dire l'introduction de gènes étrangers ou modifiés dans un génome sauvage, est l'une des craintes majeures vis-à-vis des organismes génétiquement modifiés (OGM).

Pourtant cette pollution ne date pas de l'invention des manipulations génétiques et de la création d'organismes transgéniques, elle est bien plus ancienne.

Apparition de la pollution génétique

En fait, depuis que l'Homme a commencé à domestiquer, à sélectionner et à transporter des plantes et des animaux, il a créé ce nouveau type de pollution. En effet, les espèces domestiques qu'il a créées et les espèces exotiques qu'il a déplacées, volontairement ou non, possèdent des gènes différents des espèces sauvages locales. Ces espèces domestiques et certaines des espèces exotiques sont cependant interfécondes avec les espèces sauvages.

Exemples d'hybrides, nés de la pollution génétique

C'est ainsi qu'apparaissent des hybrides, comme le cochonglier (cochon x sanglier) et le peuplier hybride euraméricain (Populus deltoides x Populus nigra). Il y a donc eu des transferts de gènes et des contaminations de génomes sauvages bien avant l'apparition des OGM.

Conséquences de la pollution génétique

Or, ces transferts de gènes ne sont pas anodins puisqu'ils modifient le pool génétique de populations adaptées à leur environnement et, dans le cas d'hybridation avec des espèces domestiques, affaiblissent ce génome.

Ainsi, même en l'absence d'OGM, les activités humaines peuvent affecter le génome d'espèces sauvages. Pour éviter cela, il faut veiller à séparer animaux sauvages et animaux domestiques ou exotiques et lutter contre les espèces invasives.