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Fracturation hydraulique

DéfinitionClassé sous :géologie , développement durable , hydrofracturation
Schéma réalisé par l'IFP montrant deux cas de fracturation hydraulique, depuis un forage vertical ou horizontal. L'eau sous pression provoque un réseau de fractures que des particules solides ajoutées à l'eau empêchent de se refermer. On remarque la grande profondeur de ces forages, au-delà de 1.000 mètres et bien en dessous des nappes phréatiques. © IFP

La fracturation hydraulique (fracking) est une fissuration massive d'une roche au moyen d'une injection d'un liquide sous pression. Cette technique permet de récupérer du pétrole ou du gaz dans des substrats trop denses, où un puits classique ne produirait rien ou presque.

Le liquide est en général de l'eau additionnée de matériaux durs (sable ou microbilles de céramique) pour empêcher que les petites fissures ne se referment une fois la pression redescendue. Le liquide peut aussi contenir d'autres additifs pour en régler la viscosité.

Utilisation de la fracturation hydraulique

La fracturation hydraulique est surtout utilisée dans les « schistes bitumeux », où, souvent à grande profondeur, les hydrocarbures ne sont pas piégés dans des roches poreuses, où ils forment en quelque sorte une poche, mais au sein même de la roche, les schistes étant de nature argileuse et organisés en feuillets. Dans ce cas, le forage s'effectue souvent horizontalement.

Avantages et inconvénients du fracking

Elle permet ainsi d'exploiter des gisements d'hydrocarbures nombreux mais inaccessibles aux méthodes classiques. Cette technique fait l'objet de controverses, induisant un certain nombre de risques ou de nuisances. La faible densité d'hydrocarbures impose un grand nombre de puits et une faible durée de vie de chacun d'eux. On suppose un risque de pollution des sous-sols, voire des nappes phréatiques, et la technique de forage profond semble actuellement mal maîtrisée quant à ses conséquences géologiques.