Le terme méduse est utilisé pour désigner les formes pélagiques de nombreuses espèces de cnidaires, par opposition aux polypes qui sont fixés sur les fonds marins. La position phylogénique est complexe et encore mal comprise. Les méduses sont divisées en deux groupes : celui des Anthozoa composé par les coraux et les anémones de mer, et celui des Medusozoa qui accueillent trois classes : les Cubozoa, les Scyphozoa et les Hydrozoa. Cette dernière famille est exclusivement marine à l’exception des Hydroida qui vivent en eau douce. Les hydres posent d’ailleurs de sérieux problèmes aux généticiens. C’est le seul être vivant dont on ne comprend pas le vieillissement. Grâce à ses capacités régénératrices, les scientifiques le considèrent comme… immortel.

Apparues sur Terre il y a plus de 600 millions d’années, les méduses appartiennent au compartiment planctonique. Il en existe plusieurs centaines d’espèces qui se répartissent en deux classes qui, elles-mêmes sont subdivisées en sept ordres.

Les Hydroméduses
Les Hydroméduses qui regroupent les cnidaires autonomes et possédant l’organisation la plus simple. La classe a été subdivisée en deux sous-ordres.
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Les Scyphoméduses
Les Scyphoméduses ou Acalèphes dont l’organisation est plus complexe. Cette dernière classe a été répartie en cinq ordres.
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Chacun des huit bras est équipé d’environ 45 tentacules.

Description de la méduse
La méduse possède un corps gélatineux sans coquille ni carapace - la mésoglée - formé d’une calotte que l’on nomme ombrelle, laquelle est prolongée par un axe vertical : le manubrium qui pend au centre de la partie inférieure. Des filaments ou tentacules marginaux sont fixés sur le pourtour de l’ombrelle. Ce sont les contractions musculaires de cette dernière qui permettent les déplacements par bonds et l’équilibre de la méduse. L’ombrelle est creuse et son centre est occupé par la cavité gastrique. On y trouve également la bouche qui est elle-même entourée de quatre bras péribuccaux. Certaines sont translucides alors que d’autres peuvent émettre des éclairs lumineux par simple effleurement. Il existe plus d’un millier d’espèces qui se distinguent par la taille, la forme et la couleur. Il y a également une grande variété dans la longueur des tentacules dont les plus longs peuvent atteindre plusieurs dizaines de mètres.

Habitat de la méduse
On trouve les méduses dans tous les types d’habitats marins sur l’ensemble de la planète, et quelques espèces plus rares en eau douce. Elles peuvent être aussi bien benthiques que pélagiques et elles fréquentent des profondeurs pouvant avoisiner les 4.500 mètres.

Comportement de la méduse
Appartenant au compartiment planctonique, bien qu’elles soient capables de mouvements initiés par les muscles de l’ombrelle, les méduses sont des organismes qui se laissent porter par les courants marins.
Reproduction de la méduse
La reproduction des méduses est complexe car elle peut se réaliser de façon sexuée ou par bourgeonnement, et selon qu’elles vivent en pleine mer ou le long des côtes, la reproduction se déroule de façon différente. Les œufs fécondés deviennent des larves appelées planula qui, après être tombées sur le fond, se fixent sur un support et se développent en polypes. Ces polypes forment ainsi des colonies d’hydraires qui finissent par produire et libérer de petites méduses par bourgeonnement.
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Régime alimentaire de la méduse
Malgré l’absence de mâchoires et de dents, les méduses sont de formidables prédateurs. La majorité des espèces sont carnivores et capturent leurs proies à l’aide de leurs tentacules traînants. Ceux-ci sont équipés sur toute leur surface de minuscules cellules « harpons » que l’on appelle nématocystes, qui libèrent un venin lors du contact avec la proie. Une fois la proie capturée, le tentacule se rétracte pour la porter à la bouche. Quelques espèces utilisent leur bioluminescence pour attirer leurs futures victimes.

Dangers
Certaines méduses sont urticantes et leurs piqûres peuvent être extrêmement douloureuses. Mais il existe quelques espèces, dont la guêpe de mer (Chironex fleckeri) qui est une cuboméduse australienne, qui sont mortelles. Il existe un sérum antivenimeux efficace capable de contrecarrer l’action du poison en 15 minutes, mais le venin peut tuer en 3 minutes…
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