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Couleur

DéfinitionClassé sous :physique , couleur , couleur spectrale
Le terme « couleur » renvoie à la perception visuelle que l’œil humain a de la répartition spectrale de la lumière. © Campus France, Flickr, DP

La couleur, c'est ce qui permet de différencier deux objets de formes et de structures identiques, par exemple le drapeau italien du drapeau français. C'est aussi ce qui n'est ni blanc, ni gris, ni noir. Le blanc et le noir étant les bornes de la gamme des gris neutres.

Quelquefois, la couleur est utilisée pour désigner un objet, comme dans le cas d'un tube de rouge pour parler du rouge à lèvres, par exemple. La couleur est aussi parfois confondue avec la tonalité. Par exemple dans un ton vert, il y a plusieurs couleurs vertes, plus ou moins claires ou foncées. Une couleur est unique.

Il existe deux systèmes trichromatiques (trois couleurs primaires) :

La couleur du physicien

La couleur, c'est aussi la sensation produite par un rayonnement physiquement défini appelé stimulus. Celui-ci pénètre dans l'œil et est capté par des millions de cônes répartis dans la rétine mais surtout concentrés dans sa partie centrale, la fovéa, siège de la vision la plus distincte.

Pour le physicien, le terme de couleur renvoie donc à la couleur spectrale, c'est-à-dire à la perception sensorielle de l'œil humain en fonction de la longueur d'onde de la lumière qu'il reçoit. Ainsi, une lumière de longueur d'onde 550 nm est perçue comme étant de couleur verte. Le spectre visible est composé des sept couleurs de l’arc-en-ciel, soit rouge, orange, jaune, vert, bleu, indigo et violet. Le vert étant la couleur à laquelle l'œil humain est le plus sensible.

L’œil humain peut différencier près de huit millions de nuances de couleurs. Pourtant, cet organe si avancé ne donne que peu d’informations à notre cortex pour créer une image. Alors que se passe-t-il exactement lorsque nous voyons ? Unisciel et l’université de Lille 1 nous expliquent, avec le programme Kézako, le fonctionnement de ce surprenant organe. © Unisciel

La production des couleurs

C'est en interagissant (absorption, diffusion, réfraction, interférences ou diffraction) avec la matière que la lumière produit des couleurs. La couleur bleue du ciel est ainsi le résultat d'une combinaison de plusieurs de ces phénomènes.

L'absorption de lumière est l'un des principaux mécanismes qui entrent dans le jeu des couleurs dans la vie courante. En effet, la plupart des matériaux ont pour particularité d'absorber certaines longueurs d'ondes de la lumière. Si, par exemple, les carottes nous apparaissent orange, c'est qu'elles contiennent du bêtacarotène qui absorbe les longueurs d'ondes comprises entre le violet et le vert et réfléchit la partie du spectre allant du rouge au vert.

La couleur du physicien des particules

Le physicien des particules utilise le terme « couleur » pour désigner un nombre quantique attribué aux quarks et aux gluons. Ainsi, les quarks existent en trois couleurs : rouge, bleu et vert. Les hadrons, quant à eux, sont de couleur neutre, c'est-à-dire blancs. Cependant, aucun rapport ici avec une perception visuelle que nous pourrions en avoir.

La notion de charge de couleur a été introduite pour expliquer la coexistence des quarks au sein des hadrons, tout en satisfaisant le principe d'exclusion de Pauli. Aujourd'hui, la chromodynamique quantique joue un rôle important dans le modèle standard de la physique des particules.

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