Les comptes Twitter des différentes armées du ministère de la Défense ont affiché un message intriguant pour lancer l’exercice DefNet 2021. © Armée de Terre
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DefNet 2021 : l'armée sort ses cyber muscles

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L'exercice DefNet de la ComCyber de l'armée française vient tout juste de débuter. De grande échelle, il se déroulera jusqu'au 26 mars sur plusieurs sites militaires et civils et regroupera à la fois des cybercombattants professionnels, des réservistes opérationnels et des étudiants. Ils vont tenter de contrer des simulations de cyberattaques intensives.

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[EN VIDÉO] Qu'est-ce qu'une cyberattaque ?  Avec le développement d'Internet et du cloud, les cyberattaques sont de plus en plus fréquentes et perfectionnées. Qui est derrière ces attaques et dans quel but ? Quelles sont les méthodes des hackers et quelles sont les cyberattaques les plus massives ? 

QmllbiDDqWNvdXRlciwgYydlc3QgcHJlc3 ! Autrement dit en base 64, « bien écouter, c'est près ». Ce message accompagné d'une phrase en morse sur une mire indiquant No Signal a été relayé dimanche par une dizaine de comptes des armées françaises. Un message énigmatique qui n'était pas le fruit d'une campagne de piratage, mais le point de départ de l'exercice interarmées de cyberdéfense DefNet 2021. Débutant aujourd'hui pour s'achever le 26 mars, cet exercice annuel se déroule sur plusieurs sites militaires en France et sur des établissements d'enseignement supérieur à Paris et dans le Grand Ouest. Il permet de tester la coordination et les manœuvres à entreprendre pour contrer des simulations de cybermenaces et d'attaques simultanées contre l'ensemble des réseaux militaires du ministère des Armées et aussi les infrastructures civiles sensibles. Ce test en grandeur nature est piloté à Rennes depuis un centre opérationnel dirigeant une cellule de crise.

Le message énigmatique pour lancer l'exercice annuel interarmées de cyberdéfense « DefNet ». © Ministère des Armées

Les cybercombattants des champs de bataille virtuels

Pour assurer la synchronisation des opérations avec le civil, l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (Anssi) prend également part à l'exercice. Le ministère de la défense ajoute dans son communiqué que pour la première fois, les réservistes opérationnels de cyberdéfense sont intégrés aux équipes participantes. Des étudiants issus d'écoles d'ingénieur en informatique et des télécoms font également partie des effectifs.

Il faut dire que les cybercombattants de l'armée française sont de plus en plus sollicités. Futura expliquait dernièrement que les systèmes informatiques déployés dans le cadre de l'opération Barkhane subissaient très régulièrement des attaques majeures. Cette quatrième armée en voie de développement est pourtant assez récente, puisque la Comcyber qui gère l'ensemble des cybercombattants n'existe réellement que depuis mai 2017. Les effectifs à l'horizon 2025 devraient atteindre 4.500 personnes spécialistes de la cyber.

DefNet 2021 intervient dans la foulée d'un autre exercice invisible sur terre, mer et dans les airs : AsterX. Il s'agissait du tout premier exercice spatial militaire français qui s'est déroulé du 8 au 12 mars. Il rassemblait des militaires de l'armée de l'Air et de l'espace pour simuler l'équivalent de quatre semaines d'opérations spatiales militaires.

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