Santé

La relation père-bébé expliquerait les comportements futurs de l’enfant

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L’éducation commence dès la plus tendre enfance. De bonnes relations entre un père et son bébé de 3 mois impacteraient positivement sur le comportement de l’enfant à 1 an ainsi que pour le reste de sa vie. Mais de nombreuses questions restent encore sans réponses…

L'interaction entre le bébé et son environnement dans les premiers mois de sa vie est fondamentale. À ce titre, la relation que son père et sa mère entretiennent est cruciale et a des répercussions sur son comportement. Cependant, ce n'est sûrement pas le seul facteur qui entre en ligne de compte. © Christopher Meder, shutterstock.com

Des interactions positives père-bébé, dès l'âge de 3 mois, permettent de réduire les problèmes de comportement du nourrisson à l'âge d'1 an et, à fortiori, par la suite, selon une étude britannique publiée jeudi.

C'est la première fois qu'un tel impact est démontré chez des enfants aussi jeunes, relève l'étude réalisée par des chercheurs de l'University of Oxford et publiée par la revue Journal of Child Psychology and Psychiatry.

« Nous avons découvert que les enfants dont les pères avaient davantage de contacts avaient de meilleurs résultats, avec par la suite moins de problèmes de comportement. À l'inverse, les troubles du comportement étaient plus nombreux lorsque les pères étaient plus distants, perdus dans leurs pensées ou avaient moins de contacts », explique Paul Ramchandani qui a dirigé l'étude.

Des petits garçons sous influence de leur père

En tout, 192 familles recrutées dans deux maternités britanniques ont été vues à deux reprises, l'une lorsque le bébé avait 3 mois et la seconde à 1 an. Les chercheurs ont classé le comportement problématique des nourrissons en 3 sous-groupes : oppositionnel, agressif et hyperactif.

Donner le biberon, changer les couches, mais aussi communiquer, jouer et être proche de son enfant : voilà des solutions pour limiter les risques que le comportement du bébé soit altéré ! © Michael Jastremski, Wikipédia, cc by sa 2.5

L'étude a également montré que l'impact du père était plus important chez les garçons que chez les filles, « ce qui pourrait laisser entendre que les garçons sont plus susceptibles d'être influencés par leur père dès leur plus jeune âge », ajoute Paul Ramchandani.

Les bébés n’ont pas qu’une mère, ils ont aussi un père

Le chercheur se montre toutefois prudent, relevant que le mécanisme reste inexpliqué. Le désengagement du père pourrait ainsi être le résultat d'une relation de couple perturbée avec la mère de l'enfant ou refléter un manque général de supervision ou de soins, auquel l'enfant réagirait par un comportement perturbé.

La plupart des études faites jusqu'à présent s'intéressaient surtout au rôle des mères au cours de la très petite enfance. « Nos recherches apportent une nouvelle pierre à un faisceau grandissant de preuves suggérant qu'une intervention précoce auprès des parents peut avoir un impact positif sur le développement de l'enfant », conclut le chercheur.

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