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Cancer : 26 gènes aideraient à détecter l'agressivité des tumeurs

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L'agressivité des cancers pourrait être estimée à travers l'étude de 26 gènes. C'est ce qui ressort des grandes lignes d'un travail réalisé par des chercheurs de l'Inserm. Un pas de plus vers l'établissement d'un meilleur pronostic et d'un traitement personnalisé plus efficace pour détruire les tumeurs.

Le cancer du poumon est l'un des plus agressifs, il tue 29.000 Français chaque année, et figure à ce titre parmi les cancers les plus meurtriers. On pourrait réaliser un pronostic plus précis en regardant les gènes normalement dormants qui s'activent dans les cellules tumorales. © Wellcome Images, Flickr, cc by nc nd 2.0

Des chercheurs français de l'Inserm déclarent avoir découvert « une nouvelle méthode pour détecter la virulence des cancers ». Ils ont ainsi identifié 26 gènes dont l'activation anormale serait liée à des cancers du poumon particulièrement sévères.

Cette équipe de scientifiques de l'institut Albert Bonniot de Grenoble, en collaboration avec des médecins cliniciens et anatomopathologistes du CHU de cette ville, vient de présenter dans Science Translational Medicine une nouvelle façon d'appréhender la dangerosité des tumeurs« Dans les organes ou tissus dans lesquels se développe une tumeur, des gènes spécifiques à d'autres tissus s'expriment anormalement », ont-ils expliqué. Il s'agit en quelque sorte de gènes habituellement dormants. En présence d'une tumeur, ils se réveillent et s'expriment de façon anormale.

L'ADN pourrait être utilisé pour déterminer l'agressivité d'un cancer, car les gènes qui s'activent dans les cellules tumorales sont porteurs d'informations exploitables. © Peter Artymiuk, Wellcome Images, Flickr, cc by nc nd 2.0

Une virulence des cancers soumise à l’activité de 26 gènes

Pour en arriver à ce constat, les chercheurs ont travaillé sur le cancer du poumon. Ils ont étudié les tumeurs de 300 patients, et ont ainsi identifié 26 gènes « dont l'activation est associée à des cancers particulièrement agressifs ». Ils peuvent ainsi prévoir, au moment du diagnostic, quels cancers risquent fortement de « provoquer une rechute de la maladie et de mener à une issue fatale. Y compris dans les cas où la tumeur est traitée de façon adéquate à un stade précoce de son développement ».

À l'avenir, « l'expression anormale dans un tissu ou organe de gènes spécifiques à d'autres tissus pourrait devenir un nouvel instrument pour établir un pronostic et personnaliser la prise en charge thérapeutique », concluent-ils.

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