Planète

ISS : les lumières de la Terre vues de la Station spatiale

VidéoClassé sous :Terre , ISS , station spatiale internationale

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Filmé depuis la Station spatiale internationale (ISS), le ciel nocturne paraît illuminé par nos éclairages. Le spectacle est magnifique mais rappelle que la pollution lumineuse n'est pas un vain mot. L'obscurité recule dans de nombreux endroits de notre planète, ce qui n'est pas sans conséquence sur les êtres vivants. Un des effets est d'empêcher les citadins de bien voir les étoiles ; un autre est de rendre visible notre civilisation.

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À 7,67 km/s (27.600 km/h), entre 403 et 406 km au-dessus du niveau de la mer, la Station spatiale internationale (ISS) met 92,49 minutes pour faire un tour de la Terre. En une heure et demie, les astronautes à bord ont donc vu un lever et un coucher de Soleil. Ils ont le temps d'observer notre planète de jour et de nuit...

Ce qui frappe, c'est la différence de visibilité des activités humaines. Le jour, celles-ci se manifestent modestement, par des morcellements de forêts, les surfaces grises des villes et de fines structures linéaires, autoroutes ou voies de chemin de fer. En revanche, du côté de la nuit, l'invention de l'électricité a transformé le visage de notre planète : les agglomérations et les réseaux routiers allument d'immenses toiles d'araignées.

L'éclairage nocturne est une pollution lumineuse

Ces lumières sont si intenses qu'elles rendent, en quelque sorte, l'humanité visible de loin. Certains pensent d'ailleurs qu'il serait possible de repérer ainsi des civilisations technologiques sur une exoplanète. Un télescope suffisamment puissant, davantage que ceux existant aujourd'hui, pourrait peut-être détecter un excès de lumière quand l'exoplanète n'est, pour nous, que partiellement éclairée par son étoile (comme Vénus quand elle nous montre des phases, à l'instar de la Lune). De futurs instruments, comme le ELT, au Chili, et le télescope spatial James-Webb, en seront peut-être capables.

Plus prosaïquement, cette luminosité nocturne a un effet sur Terre. On parle aujourd'hui de pollution lumineuse. Celle-ci gêne les astronomes dans leurs observations du ciel, les obligeant à s'en éloigner. Elle empêche les citadins d'admirer des cieux étoilés. Nombre de nos concitoyens ne remarquent pas la couleur des étoiles par exemple. Ces lumières de la nuit ont aussi un effet mal connu sur la faune et la flore, adaptées depuis toujours à un rythme jour-nuit aujourd'hui troublé.

© Nasa