La pandémie de coronavirus a mis à mal le secteur de l’agriculture et du maraîchage. © Minerva Studio, Adobe Stock.
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Le secteur de l’agriculture face à l’épidémie de coronavirus

Question/RéponseClassé sous :Agriculture , coronavirus , Covid-19
 

Avec l’apparition du Covid-19, les Français ont du prendre de nouvelles habitudes. Nouvelles façon de travailler, nouvelles manière d’étudier, nouvelles habitudes de consommation. Cette crise sanitaire engendre également une crise économique. Pour aider les agriculteurs français, de nombreux citoyens se sont portés volontaires pour travailler sur leurs exploitations.
 

La pandémie de coronavirus a mis des millions de travailleurs au chômage partiel et des secteurs d’activités en arrêt forcé. Pourtant cette crise a aussi mis en exergue des professions essentielles en ces temps de crise, c’est le cas notamment des agriculteurs et maraîchers.

Coronavirus et agriculture : des volontaires pour aider aux récoltes

Mise en place le 2 avril dernier par le Ministère du Travail, la plateforme « Mobilisation emploi » recense plus de 10000 offres d’emploi disponibles pour aider à la continuité économique du pays et renforcer la main d’œuvre dans les secteurs d’activités en tension durant cette crise de Covid-19. Et c’est notamment le cas pour les agriculteurs, pour qui la crise tombe au plus mauvais moment, en pleine période de récolte et de production. Fruits, légumes, céréales, fleurs, lait, toutes les filières sont concernées. « Mobilisation emploi » propose ainsi des contrats en CDD ou saisonnier pour travailler au sein d’exploitation. Mais ce n’est pas le seul dispositif mis en place. La plateforme « des bras pour ton assiette » a été lancée par la FNSEA et hébergée par WiziFarm, suite à l’appel du gouvernement mi mars. Rapidement, près de 150 000 volontaires se sont inscrits sur le site pour proposer leur aide. Bien plus que le nombre d’offres disponibles. Une aide précieuse pour des agriculteurs privés de leur main d’œuvre habituelle mais des profils qui ne correspondent pas toujours aux missions demandées, ou aux besoins des agriculteurs, qui ne peuvent pas vendre leurs récoltes.

Agriculteurs et coronavirus : de nouvelles méthodes de distribution

Pour tenter de résister face à l’épidémie de Covid-19, les agriculteurs ont dû s’adapter et trouver de nouvelles méthodes de distribution. Le drive fermier s’est ainsi développé et connaît un grand succès. Cela permet aux exploitants de distribuer une partie de leur production et aux clients de bénéficier de produits frais, locaux et de saison. Les chambres d’agriculture et chambres des métiers se sont aussi mobilisées localement pour mettre en place des initiatives favorisant les circuits courts.

Avec la crise de Covid-19, le travail des agriculteurs est apparu essentiel notamment pour assurer des circuits courts. © Image'in, Adobe Stock.

Agriculteurs : une nouvelle aide financière face à la crise du coronavirus

Autre aide accordée aux agriculteurs, une allocation pouvant atteindre 112 euros par jour pour ceux qui ont dû embaucher un remplaçant pour cause d’infection au coronavirus ou garde d’enfant de moins de 16 ans ou d’enfant en situation de handicap. Cette aide financière est rétroactive et est versée par la Mutuelle sociale agricole (MSA) sur présentation de justificatifs. Un report de charges ou de prêts bancaires est également prévu pour les agriculteurs.

Coronavirus : y’aura-t-il un avant et un après pour le monde agricole ?

La FNSEA, les Jeunes agriculteurs (JA), la Confédération nationale de la mutualité, la coopération et du crédit agricoles (CNMCCA), la Coopération agricole, la Fédération nationale du Crédit agricole (FNCA), Groupama assurances mutuelles, la Mutualité sociale agricole (MSA) ainsi que l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture (APCA) ont publié une tribune dans le journal L’Opinion le 6 mai dernier, afin de « rebâtir une souveraineté alimentaire ». Les sept organisations agricoles pointent notamment le fait que la crise du Covid-19 « fut un révélateur de la grande fragilité de nos sociétés face à l’aléa sanitaire, à la difficulté de bâtir une réponse internationale forte et concertée, et à une mondialisation ayant conduit à déléguer à des tiers la production de certains biens, même lorsqu’ils étaient de première nécessité. » Pour réussir cette souveraineté alimentaire, les enjeux sont nombreux, que ce soit en terme d’investissement, de relocalisation, de compétitivité, de rémunération mais aussi d’accompagnement. Les signataires proposent ainsi de ratifier un « pacte de confiance » avec les Français afin de permettre aux agriculteurs de « concilier activité économique et transition agroécologique », tout en reconstruisant « notre rapport au monde et à l’Europe ».

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