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Viabilité économique, condition essentielle d'une gestion durable des forêts

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La viabilité économique du secteur forestier, notamment les bénéfices sociaux et environnementaux issus des forêts, constitue un préalable à l'adoption, sur une large échelle, de pratiques de gestion durable des forêts.

Les forêts contribuent à la conservation de la biodiversité, à la fourniture d'eau propre et au soutien des moyens d'existence.

Accroître les bénéfices économiques tirés des arbres et des forêts et les distribuer équitablement sont des facteurs décisifs pour le développement des régions boisées.

La marginalisation de la foresterie dans le développement économique et social peut entraîner des conflits armés alors qu'une exploitation durable des forêts, créatrice d'emplois et de revenus, peut contribuer à prévenir l'émergence de confrontations ou à promouvoir le relèvement après un conflit.

Ce sont quelques-unes des conclusions de l'édition 2005 de la Situation des forêts du monde (SOFO 2005), un rapport présenté, la semaine dernière, par la FAO à une centaine de directeurs d'agences forestières nationales réunis à Rome dans le cadre des travaux du Comité des forêts.

Le rapport s'intéresse aux nouvelles opportunités et défis à prendre en compte pour rendre la gestion des forêts et des arbres économiquement viable pour les différentes parties prenantes.

"La viabilité économique au sens large est nécessaire pour que les pratiques de gestion durable des forêts se répandent davantage", a déclaré M. Hosny El-Lakany, Sous-Directeur général de la FAO responsable du Département des forêts. "Là où les forêts sont gérées pour fournir, principalement, des services écologiques, la société devrait être prête à en supporter les coûts. Cela permettrait de réduire la pauvreté et d'assurer un environnement durable, deux des Objectifs du Millénaire pour le Développement et deux faces d'une même pièce."

De l'exploitation à la transformation

Au niveau mondial, la valeur ajoutée brute créée par le secteur forestier en 2000 est estimée à 354 milliards de dollars, soit environ 1,2 pour cent du produit intérieur brut. Elle a reculé par rapport à 1990 quand elle représentait 1,6 pour cent du PIB. Ce déclin est caractéristique de la plupart des branches du secteur primaire.

La production issue des forêts primaires ne peut, à elle seule, stimuler les bénéfices économiques. Beaucoup dépendra de l'aptitude à élever la chaîne de valeurs, notamment à tirer parti des nouvelles opportunités du marché dans la transformation du bois, telle la fabrication de meubles.

Elever la chaîne de valeurs consiste à s'orienter vers des produits à plus forte valeur marchande pour renforcer les profits économiques.

Le rapport note que la part de la valeur ajoutée brute créée par les forêts reste très faible dans certains pays et régions, malgré l'étendue des forêts dans ces zones. Cela provient essentiellement des difficultés à développer un secteur de transformation du bois dynamique.

Au-delà de l'aspect économique

Tous les produits issus des forêts et des arbres ne se traduisent pas par des profits économiques immédiats. Leur attribuer un prix n'aidera pas à gérer les forêts de façon durable. De nombreux bénéfices générés par les forêts vont au-delà des estimations du revenu national et des calculs de marché.

Le rapport insiste, enfin, sur la nécessité de promouvoir le bois à la fois comme une source d'énergie efficace et comme un produit plus respectueux de l'environnement que beaucoup d'autres produits de substitution disponibles.

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