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En bref : gaz de schiste, 3 permis d'exploitation abrogés

ActualitéClassé sous :développement durable , gaz de schiste , fracturation hydraulique

Trois permis de recherche d'hydrocarbures ont été abrogés hier par le ministère de l'Écologie. Ces permis visaient à extraire des gaz de schiste grâce à la fracturation hydraulique, une technique interdite en France depuis le 13 juillet 2011.

Le gouvernement français a abrogé trois permis de recherche de gaz de schiste : Nant, Montélimar et Villeneuve-de-Berg. © Idé

Hier, le ministère de l'Écologie et du développement durable a annoncé l'abrogation de 3 des 64 permis de recherche d’hydrocarbures contractés entre le gouvernement français et des compagnies pétrolières. C'est la conséquence de l'analyse des rapports que le gouvernement français avait exigé des détenteurs de permis, dans lesquels ils devaient dévoiler leurs nouvelles intentions de recherche d'hydrocarbure, suite à la loi interdisant la fracturation hydraulique, unique méthode à l'heure actuelle pour extraire les gaz de schiste.

La fracturation hydraulique est la seule technique connue pour extraire les gaz non conventionnels comme les gaz de schiste. Elle a été interdite en France en juillet 2011, soit plusieurs mois après l'attribution des permis. © ide.fr

Cette loi, adoptée le 13 juillet 2011 et interdisant la fracturation hydraulique, venait en effet contrecarrer les plans de plusieurs compagnies pétrolières qui avaient signé des contrats de prospections avec le gouvernement français quelques mois plus tôt, afin d'extraire le gaz de schiste piégé dans la roche mère du sous-sol français (voir infographie ci-dessus).

Les détenteurs des 3 permis abrogés (la société Schuepbach qui possède les permis de Nant et de Villeneuve-de-Berg et Total détenteur du permis de Montélimar) avaient l'intention de poursuivre leur prospection de gaz de schiste tandis que les 61 autres permis (en cours de validité) visent à extraire des hydrocarbures conventionnels (ne nécessitant pas de fracturation hydraulique). Dans le même temps, le ministère assure que chaque demande de travaux sera examinée avec attention, afin que la loi du 13 juillet 2011 soit respectée.

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