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    Plusieurs difficultés de taille restent à surmonter pour produire en masse ces types d'écrans. Par exemple la durée de vie. La technologie PLEDPLED bute actuellement sur la stabilité d'émission des polymères dans les trois couleurs principales - donc sur la durée de vie d'un écran couleur. On sait produire des polymères qui affichent du rouge et du vert de façon régulière, mais pas du bleu, ce qui empêche pour l'instant d'envisager des écrans TV dont les couleurs demeureraient inchangées sur une durée longue (plusieurs milliers d'heures).

    © Peter Sobolev, Shutterstock
    © Peter Sobolev, Shutterstock

    Pour ce qui est des nanotubesnanotubes, l'une des difficultés provient de l'industrialisation du processus de dépôt (et d'alignement) uniforme de milliards de nanotubes avec la précision requise. Les progrès dans le domaine sont toutefois rapides. L'une des pistes sérieuses consiste à "faire pousser" des nanotubes sur une surface en contrôlant leur dispersion.

    Pourtant, bien que les écrans souples ou d'une finesse extrême puissent faire figure de "nouvelles arlésiennes" des nouvelles technologies, il ne s'agit pas - ou plus - de science fiction. Ces écrans de nouvelle génération existent déjà, y compris dans des produits commercialisés. L'un des tout premiers écrans OLEDOLED sur le marché, produit par Kodak, était intégré dans un appareil photo numériquenumérique (LS633, écran de 2,2 pouces). La production des écrans en question, assurée par Sanyo en partenariat avec Eastman Kodak, a démarré en mars 2003 au rythme de 100 000 unités par mois. On trouve de multiples autres exemples, dans plusieurs familles de produits. Le téléphone mobilemobile Philips 639, commercialisé depuis le début de cette année, intègre deux écrans, dont un écran OLED placé à l'extérieur du combiné (photo ci-dessus). Il existe aussi des montres-bracelets et des modèles d'autoradio (Pioneer) dotés d'écrans OLED. Et Sony a débuté le mois dernier la production de masse d'écrans OLED de 3,8 pouces destinés à équiper son PDAPDA Clié.

    Image du site Futura Sciences
    Pour tous les appareils mobiles et de petites tailles, téléphones, PDA et appareils photo, OLED semble s'imposer comme une évidence, d'autant que la technologie est parfaitement au point pour des écrans de quelques pouces. (ci contre l'écran OLED KODAK NUVUE - 2,2″ matrice active, équipe aujourd'hui certains appareils photo)

    Mais, si la majorité des écrans OLED commercialisés aujourd'hui sont de petite taille (et parfois monochromes), des prototypes plus ambitieux ont aussi déjà été présentés. En mars 2003, le plus grand écran OLED au monde, un prototype fonctionnel réalisé par IDTech, joint-venture entre IBMIBM et la société taïwanaise Chi Mei Optoelectronics, mesurait 20 pouces. Un an plus tard, en mai dernier, Epson battait très largement ce record en présentant un téléviseur à écran OLED de 40 pouces de diagonale. Le constructeur assure que la commercialisation de ce type d'écran est possible dès 2007.

    De même, des prototypes d'écran fonctionnent déjà à base de nanotubes "émetteurs d'électronsélectrons", notamment ceux de la société Applied Nanotech. L'entreprise a présenté en août 2004 un écran de 14″ (démonstration) et assure "qu'un écran de 25 pouces sera mis au point avant la fin de l'année".