La Dénomination commune internationale (DCI) est comme la carte d’identité d’un médicament. © Phovoir

Santé

À quoi sert la DCI d’un médicament ?

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La Dénomination commune internationale (DCI) d'un médicament est en fait son vrai nom. C'est en quelque sorte sa carte d'identité. Sa définition obéit à une syntaxe précise et rigoureuse, reconnue dans le monde entier, et doit permettre de savoir quel type de molécule contient le produit.

La DCI pour que les médecins aient un langage commun

Pour reprendre un exemple qui a défrayé la chronique, le suffixe « orex » de la DCI benfluorex (Mediator) signifie que la substance en question est un agent anorexigène. Ce qui est le cas de tous les dérivés de l'amphétamine. Grâce à cette DCI, si les médecins avaient été correctement informés, ils auraient su qu'ils avaient affaire à une telle substance.

Une carte d’identité pour médicament établie par l’OMS

Ce système a été adopté par les États membres de l'OMS dans le cadre de sa résolution WHA 3.11, au cours de l'Assemblée mondiale de la santé de 1953. L'organisation, en étroite collaboration avec les comités nationaux de nomenclature, détermine le nom de la DCI. Celle-ci s'impose ensuite partout dans le monde. L'objectif était de garantir qu'un médicament délivré dans une pharmacie à l'autre bout de la planète, sur présentation d'une ordonnance, soit bien celui que le médecin aura prescrit dans le pays d'origine.

La DCI pour limiter les erreurs de prescriptions à l’étranger

Cette dénomination peut être utilisée librement, et ne peut être enregistrée comme un nom de marque. Seule exception, les médicaments génériques. Elle est à proprement parler le « passeport » d'un médicament. En général, le segment-clé peut être un suffixe, un préfixe ou placé au milieu du nom.

La prescription sous forme de DCI permet de limiter les risques liés à l'administration d'un médicament. Et notamment ceux concernant les surdosages, les allergies ou encore les erreurs de composés. Par ailleurs, cette forme de prescription encourage la délivrance de génériques.

Sources : site de l'OMS, consulté le 8 mars 2013, et revue Prescrire, consultée le 8 mars 2013

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